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15:57 19 février 2020 | mise à jour le: 19 février 2020 à 16:02

Un prof d’anglais absent difficile à remplacer à l’école Cap-Soleil

Un prof d’anglais absent difficile à remplacer à l’école Cap-Soleil
Photo: (Photo Métro Média - Archives)

PÉNURIE. Régulièrement absent depuis le retour des Fêtes, l’enseignant d’anglais de l’école primaire du Cap-Soleil est désormais absent pour une durée indéterminée, c’est ce qu’a annoncé une lettre envoyée aux parents le 6 février dernier dont le Charlesbourg Express a obtenu copie. La Commission scolaire a tellement de mal à le remplacer que c’est l’enseignant en éducation physique qui doit prendre la relève, une situation qui pourrait devenir fréquente dans le contexte actuel de pénurie d’enseignants.

Une mère dont les enfants fréquentent l’école du Cap-Soleil a alerté le Charlesbourg Express de la situation. Souhaitant préserver son anonymat pour ne pas nuire à ses enfants, elle s’inquiète de la situation par rapport à sa fille. «Elle n’a déjà pas un grand intérêt pour l’anglais et n’excelle pas vraiment dans cette matière. J’ai donc l’impression que ça va juste empirer la situation. J’ai aussi l’impression que les enfants ne prendront pas cette matière au sérieux», fait-elle valoir.

La maman a finalement reçu une nouvelle communication en date du 19 février. Celle-ci provient de l’enseignant en éducation physique, qui explique aux parents qu’il aura le mandat de chapeauter les suppléants d’anglais qui s’occuperont des élèves. L’enseignant en éducation physique devient donc désormais responsable de la planification des cours d’anglais ainsi que des évaluations.

«Considérant qu’il m’est impossible de prendre l’entièreté de la tâche vu mon enseignement en éducation physique et à la santé, je ne pourrai être avec votre enfant à chaque cours d’anglais. Cependant, je chapeauterai les suppléants pendant cette période indéterminée», explique-t-il dans la lettre.

La commission scolaire en recherche de solutions

Pour la Commission scolaire des Premières-Seigneuries ou plutôt nouvellement le centre de services, cette solution est l’une des moins néfastes pour les jeunes. «La pénurie amène certaines problématiques, surtout quand il faut remplacer sur une longue période. Nous nous sommes donc mis à la recherche d’une solution qui assurerait plus de stabilité pour les élèves», explique Sylvie Jacques, du service des communications pour l’ex-commission scolaire.

Le fait qu’un enseignant déjà en place effectue la supervision a pour avantage que son visage est familier auprès des élèves, selon Mme Jacques. Cependant, le centre administratif reste en contact avec les ressources humaines pour d’éventuelles autres pistes de solutions. Est-ce que la pénurie est pire en anglais? «C’est certain que dès qu’il y a des spécialités, il y a plus de défis», laisse-t-elle entendre.

Pour la maman, cela démontre le grand manque de personnel dans le milieu scolaire, ce qui l’inquiète. «Là, on n’a plus de prof d’anglais, la prochaine fois ce sera en français? Par contre, je n’ai pas de pistes de solution, j’ai l’impression que ça va bien au-delà du pouvoir des écoles et de la Commission scolaire», confie-t-elle.

Par rapport au fait de ne pas avoir de notes en anglais au bulletin de la 2e étape, comme mentionné dans la première communication aux parents, Sylvie Jacques assure que la Commission scolaire va respecter ses obligations et confirme qu’il n’y aura aucun préjudice pour les élèves.

 

 

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