Actualités
11:08 19 février 2020 | mise à jour le: 19 février 2020 à 11:08

Le nouvel évêque ouvert sur le monde

Le nouvel évêque ouvert sur le monde
Photo: (Photo Métro Média - Perrine Gruson)L’Église devrait être à son sens l’inverse du repli sur soi, mais plutôt un engagement dans le monde et une ouverture au dialogue, sans perdre de vue le message de Jésus-Christ.

RELIGION. Martin Laliberté a grandi au sein de la paroisse Notre-Dame-des-Laurentides dans une famille engagée dans la communauté religieuse et sociale du quartier. Ordonné prêtre en 1995, il vient d’être choisi par le Pape pour devenir le nouvel évêque auxiliaire à Québec et pour assister le cardinal dans ses fonctions.

Une histoire de foi engagée dans son milieu

«Mon père est le fondateur de la Corporation des loisirs de NDL. Mes parents ont parrainé trois familles laotiennes à l’époque des <@Ri>boat people<@$p>. Ils nous ont amené très tôt à nous engager et à s’ouvrir aux autres cultures», exprime Mgr Laliberté. Le Charlesbourgeois a terminé ses études en théologie en tant que laïc. À 22 ans, il a été enseignant en Haïti pendant deux années. Par la suite, il a été employé par la Société des Missions-Étrangères. Après un an, Martin Laliberté s’est destiné à la vie consacrée en sacrifiant la possibilité d’une vie de couple et de famille «C’est ce qui a été le plus difficile. Mais je sentais qu’il y avait quelque chose de plus fort en moi. J’ai donc fait le choix de devenir prêtre», confie-t-il.

Comment on se prépare à une vie de célibat? «Désormais, il y a une préparation psychologique importante, qui n’était malheureusement pas faite avant, parce qu’on a constaté que la préparation spirituelle ne suffit pas». Choisir la voie de Dieu n’est pas facile. «C’est un choix qui implique un renoncement, comme lorsque l’on est en couple. Ce n’est pas parce qu’on s’unit à une autre personne, que les autres ne sont soudainement plus attrayantes», illustre-t-il. Conscient et réaliste, il indique être d’ailleurs ouvert à la question des prêtres mariés. «Il n’y a rien de pire que d’être fermé au dialogue. On doit réfléchir à ces questions dans l’ouverture», fait-il valoir.

(Photo gracieuseté)

Nouvelles fonctions

«J’ai tout un réseau à refaire. Je dois apprendre à connaître l’organisation et son fonctionnement mais aussi la réalité de l’Église à Québec. Ça faisait 30 ans que j’étais parti», constate l’évêque qui s’est étonné de la diminution du nombre de paroisses depuis son départ (d’environ 200 à même pas 30). Ce nouveau contexte est à apprivoiser pour l’homme qui a œuvré au Brésil, un pays où la religion est omniprésente et a souvent servi, a contrario du Québec à s’unir contre les forces oppressives selon lui. Dans ses nouvelles fonctions, l’évêque aura sous sa responsabilité la pastorale, la question des diacres, les liens avec la jeunesse et les relations avec les consacrés dans les communautés, entre autres pendant l’absence du Cardinal Gérald-Cyprien Lacroix qui est en convalescence.

Une Église qui doit se renouveler

«Le plus gros défi, c’est de repenser la réorganisation et la structure de notre institution. Mais on doit l’ajuster selon notre mission d’annoncer le message de Jésus-Christ. Lorsqu’on dit qu’on est chrétien, les gens nous associent à l’institution dont ils se méfient, parfois avec raison. Le problème, c’est le pouvoir, il peut corrompre. L’Église catholique a été la plus fidèle à sa vocation quand elle était pauvre, petite et persécutée. Quand elle a eu du succès et du pouvoir, elle s’est parfois éloignée de sa mission», indique le Charlesbourgeois.

Le nouvel évêque se réjouit de reprendre contact avec les gens sur le terrain, en plus de ses importantes fonctions administratives.

Quel est le rôle d’un évêque?

L’évêque diocésain est le premier enseignant, sanctificateur et berger du peuple de Dieu. La plupart des évêques reçoivent un diocèse à guider spirituellement, en s’assurant que les prêtres, les diacres, les agents de pastorale et les catéchistes de leur diocèse prêchent l’Évangile et enseignent une saine doctrine. L’évêque est le premier enseignant. Il est le premier dispensateur de tous les sacrements. Il exerce la supervision sur la liturgie. Il est le guide du peuple de son diocèse.

(Source: Conférence des évêques catholiques du Canada)

 

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *