Actualités
11:28 21 mai 2019 | mise à jour le: 21 mai 2019 à 11:28 temps de lecture: 4 minutes

Un ours abattu dans le nord de Charlesbourg

Un ours abattu dans le nord de Charlesbourg
Photo: L’ours noir a été abattu car ce n’était pas sa première visite. (Photo Deposit photos)An american black bear is walking through shrubs and grass on a fall day.

FAUNE. Plusieurs appels logés au 911 ont fait mention d’un ours noir qui rôdait, le lundi 13 mai dernier aux abords de la rue de la Rivière-Jaune. Les agents de la faune qui se sont rendus sur place ainsi que les policiers du Service de police de la Ville de Québec ont dû abattre l’animal qui n’en était pas à sa première ronde près des humains.

«Il s’agissait d’un ours récidiviste, si je peux le dire ainsi. Il avait déjà été relocalisé une fois, il a dû être abattu», a indiqué Alexandre Lajoie, porte-parole du Service de police de Québec (SPVQ).

«Pour les gros animaux, comme l’ours, le chevreuil ou l’orignal, c’est du cas par cas. En temps normal, on immobilise l’animal à l’aide de drogues paralysantes et on le relocalise. Dès qu’un animal est immobilisé, on lui met une étiquette à l’oreille, ce qui permet de le reconnaître s’il s’approche encore de l’homme», explique Mireille Poirier, agente de la faune pour le ministère du même nom. Mme poirier a précisé que l’ours de Charlesbourg avait déjà été immobilisé une dizaine de jours auparavant dans le coin de Baie-Saint-Paul. «Comme il revient et qu’il n’a aucune crainte de l’homme ou des agents de la faune, il devient une problématique sérieuse», explique l’agente.

Mireille Poirier a ajouté qu’il arrive que l’ours s’approche de l’homme à l’automne, avant d’hiberner et au début du printemps. «Les ours sont affamés. Les petits fruits des forêts ne sont pas encore sortis à cette période. Alors ils cherchent de la nourriture et peuvent manger dans les mangeoires d’oiseaux, par exemple. S’ils trouvent un endroit où il y a beaucoup à manger, ils auront tendance à revenir», explique-t-elle en précisant que le boisé est vraiment proche des habitations dans certains secteurs du territoire de la ville de Québec.

Que doit faire un citoyen s’il rencontre un ours noir ?

La rencontre d’un ours est impressionnante, mais rappelez-vous que les ours noirs attaquent très rarement l’homme. Voici quelques trucs et conseils que vous devriez connaître :

-Ne vous approchez jamais de lui et encore moins de ses petits.

-Rappelez-vous que s’il se dresse parfois sur ses pattes arrières, il ne cherche qu’à mieux identifier une odeur ou une source de bruit.

-Ne criez pas et ne faites pas de mouvement brusque. Parlez-lui doucement et retournez tranquillement sur vos pas jusqu’à ce qu’il soit parti ou prenez un autre chemin.

-Si l’ours vous suit de façon insistante, faites-lui face et montrez-vous imposant. Agitez les bras au-dessus de votre tête. Parlez fort. Tentez de l’impressionner. Avec un bâton, tapez sur les arbres ou au sol. Cela devrait suffire à le faire fuir.

-Il n’est pas recommandé de faire le mort ou de grimper à un arbre puisque l’ours est un grimpeur aguerri. Restez plutôt attentif à la situation et soyez prêt à lui faire face en cas d’attaque.

-En cas d’attaque, défendez-vous avec tout ce qui vous tombe sous la main.

(Souce: Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs)

Quelles sont les mesures préventives à prendre pour éviter que les ours s’approchent trop des résidences ?

-Ne nourrissez jamais un ours, intentionnellement ou non (pensez notamment que toute forme de nourriture, telle que les mangeoires pour oiseaux ou la nourriture pour animaux domestiques, est susceptible d’attirer les ours).

-Entreposez la nourriture et les ordures dans des endroits hors de sa portée.

-Nettoyez tout matériel ou équipement extérieur (bacs à ordures, grilles de cuisson, etc.) afin d’éliminer les odeurs pouvant l’attirer.

 

 

 

 

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *