Charlesbourg Express
11:17 8 mai 2019

Un modèle de lâcher-prise

Un modèle de lâcher-prise
Photo: (Photo gracieuseté)

CHEMINEMENT. Le livre de Nathalie Bisson est là pour en témoigner, c’est la volonté et la persévérance qui peuvent favoriser un équilibre dans une maladie, avec tout de même une bonne dose de lâcher-prise. C’est du moins dans un but de changer les perceptions et se libérer de la société de performance que son livre Le pace du bonheur, vient de sortir.

Porte-parole d’un message positif

«Je veux montrer qu’on n’est pas obligé de se rendre au top. On devrait valoriser les efforts en se souvenant d’où on est parti. Quand je rencontre des élèves, je leur dis: tes parents n’ont pas le droit de te demander d’être le meilleur. Par contre, tu dois donner ton 100%», leur répète-t-elle.

C’est l’éditeur Guy Saint-Jean qui a d’abord approché Nathalie Bisson pour qu’elle raconte son histoire, puisqu’une de leurs employés avait été à l’une de ses conférences et avait été charmée. Sur le moment, Mme Bisson admet ne pas avoir été prête à dévoiler certains aspects plus personnels de sa vie. «C’est désormais chose faite. Avec l’aide Mylène [Moisan], qui dit qu’elle est ma plume et que je suis son encre. Je me suis rendue compte que les gens avaient besoin d’entendre un tel message, que ça pouvait changer des perceptions», témoigne celle pour qui le pace du bonheur était au départ une cadence de course mais est devenu un mode de vie.

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La course comme une méditation

Le rêve de la Charlesbourgeoise est d’organiser un marathon ou un demi-marathon sans puce, sans chronomètre, sans attente de résultat: une vraie course/marche pour le plaisir. «J’aimerais aussi que chaque personne aille chercher son dossard et m’écrive son histoire en arrière», confie la porteuse d’espoir dont le rêve en est à ses balbutiements.

En clamant haut et fort au monde «assume-toi», Nathalie Bisson aimerait que d’autres destins se libèrent de la société de performance qui les emprisonnent, à son image.

 

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