Charlesbourg Express
11:34 24 avril 2019

La musique du Pont de la rivière Kwaï pour vendre ses crèmes glacées

La musique du Pont de la rivière Kwaï pour vendre ses crèmes glacées
Photo: (Photo gracieuseté)Pierre Boivin a opéré le camion pendant cinq été consécutifs.

Monsieur Molle

SOUVENIR. Il y a quelques semaines, le Charlesbourg Express relatait une anecdote qui fait maintenant partie du patrimoine charlesbourgeois, l’histoire du camion Monsieur Molle. Le journal a pu parler à Pierre Boivin, le premier propriétaire du camion.

«J’ai acheté mon camion en 1974. J’avais vu ça dans un film américain, un camion ambulant qui vendait des crèmes glacées, je trouvais l’idée bonne», explique le résident de Charlesbourg. Il l’a acheté et arrangé de ses mains pour qu’il devienne une boutique ambulante. Pendant cinq ans, M. Boivin va opérer le commerce mobile pendant l’été alors qu’il travaille comme enseignant en éducation physique pendant l’année. Sa marque de commerce? La musique qu’il faisait jouer pour avertir les enfants, tirée du film Le pont de la rivière Kwaï.

M. Boivin indique ne jamais avoir eu de plaintes quant à la musique ou à la sécurité des enfants. «La seule plainte que j’ai eue, c’est un parent qui m’a dit une fois: c’est plate, il faut que je lui achète sa crème glacée molle à chaque fois que vous passez! Je lui ai répondu que c’est comme tout, ce n’est pas parce qu’on en a sous les yeux qu’on est obligé d’en acheter tout le temps», se remémore l’ancien enseignant.

Il a vendu son camion en 1979 à un certain M. Bédard et ne sait pas si ce dernier a pu avoir des plaintes. «Je faisais ça pendant mes vacances, mais à un moment j’ai eu besoin de reprendre de vrais congés pendant l’été», fait valoir le Charlesbourgeois concernant la vente du camion.

De bons souvenirs

Selon le retraité, Monsieur Molle était très apprécié des parents et des enfants. De plus, il n’y avait pas d’endroit où acheter de la crème glacée molle. «Il n’y avait pas de Tim Hortons ou de MacDonald’s comme maintenant. Il fallait aller à la tabagie et c’était plus loin. C’était une expérience positive. Je vendais en quelque sorte un produit assez santé, un produit laitier. C’est mieux que de la gomme, des chips ou de la liqueur. En plus, les prix étaient plutôt ridiculement bas», se souvient avec nostalgie M. Boivin.

La boutique estivale déambulait entre la 70e Rue et l’avenue Guillaume-Mathieu, c’était le territoire auquel le camion se limitait.

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