Charlesbourg Express
11:27 24 avril 2019

Design de vêtements: un métier d’art plus que de la mode

Design de vêtements: un métier d’art plus que de la mode
Photo: (Photo Métro Média - Perrine Gruson)

Atelier-boutique Christine Mercier

MODE. La designer de mode Christine Mercier, qui possède son atelier-boutique dans le Trait-Carré depuis deux ans, a des projets d’expansion pour son commerce dont elle croit connaître la recette pour perdurer.

Depuis 30 ans, Christine Mercier est designer de vêtements. Diplômée d’une technique en mode féminine du Campus Notre-Dame-de-Foy en 1988, elle n’a pas cessé de confectionner et de présenter des pièces de linge aux boutiques ou à son propre compte. Originaire de Québec, la créatrice de vêtements a surtout travaillé dans la Capitale puis à Lévis pour finalement revenir s’installer à Charlesbourg en 2009. Ses enfants ayant grandi, elle se lance dans les salons d’artisans les années qui suivent pour présenter ses collections. Ayant alors son atelier à la maison et commençant à avoir une clientèle bien établie, elle ne peut cependant montrer ses créations puisqu’elle n’a pas de boutique physique. «C’est de là qu’a germé l’idée d’avoir pignon sur rue. J’ai cherché des locaux pour un atelier. Je voulais qu’il y ait une boutique où je présenterais d’autres artisans également», explique la quinquagénaire.

Du durable plus que de l’éphémère

«Je me situe plus dans les métiers d’art que dans la mode. Je fais le dessin, je confectionne… Pour moi c’est de l’artisanat. La mode, c’est éphémère, même si je m’inspire parfois des tendances, mes vêtements à moi je les veux durables», insiste Mme Mercier.

Des réajustements pour assurer la survie du commerce

Christine Mercier accueille les clients dans sa boutique où elle a son atelier également.

Chef d’entreprise depuis deux ans seulement, Christine Mercier sait que l’industrie du vêtement est parfois précaire. Elle déplore la fermeture récente de l’entreprise Myco Anna, qu’elle qualifie de «fleuron». «Ce qui me démarque c’est ce que j’offre de personnalisé aux clientes. Dans ma boutique prêt-à-porter, j’ai beaucoup de morceaux dont je peux reprendre les patrons et ajuster selon les besoins», rapporte la Charlesbourgeoise.

Celle-ci croit aussi beaucoup en l’achat local. C’est pourquoi elle offre dans sa boutique les produits de 25 artisans québécois, autant dans la joaillerie que la peinture – la créatrice est fière d’avoir des tableaux et peintures partout dans son local «j’aime mélanger arts visuels et métiers d’art, car habituellement ça ne se fait pas vraiment. Il y a un espèce de snobisme de l’un pour l’autre» –, des produits agroalimentaires du terroir que des vêtements d’autres créateurs.

Même si l’enseigne, située sur la 1ère Avenue, est déjà spacieuse, elle aimerait déménager pour plus grand, si possible dans le coin. «Je manque de visibilité ici, on voit mal ma pancarte. Avec un nouveau local qui m’offrirait plus d’achalandage et plus de visibilité, je veux doubler mon offre de produits agroalimentaires, entre autres. Si je peux atteindre la rentabilité plus rapidement, ça va me permettre d’engager quelqu’un qui pourra s’occuper de la boutique pendant que travaille à mon atelier», admet celle qui fait absolument tout seule mais qui se dit bien entourée.

Des tissus du monde entier

En plus de l’expansion prévue, Christine Mercier continue ses voyages personnels au cours desquels elle ramène des tissus pour lesquels elle a des coups de cœur. Déjà revenue de New York et d’Europe avec certains, elle souhaite en faire une habitude et ajouter une plus-value à ses créations. Elle s’attelle aussi à ouvrir une boutique en ligne pour la mi-mai. «Ça sera simple. J’aurai quelques modèles de base mais ça va me permettre d’orienter ma production», indique-t-elle.

Christine Mercier offre des produits de 25 créateurs québécois qu’elle garde en consigne.

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