Charlesbourg Express
10:45 17 avril 2019 | mise à jour le: 17 avril 2019 à 10:45 temps de lecture: 3 minutes

Raccrocher les jeunes en difficulté grâce à la robotique

Raccrocher les jeunes en difficulté grâce à la robotique
Photo: (Photo Métro Média - Perrine Gruson)

PÉDAGOGIE. La concentration robotique de la Polyvalente de Charlesbourg en est à sa 7e année d’existence. Ce programme, monté et entièrement mis sur pied grâce à l’enseignant Gino Nicole, ne fait que se démarquer depuis sa création, tant auprès des jeunes que lors de compétitions provinciales et internationales.

«Au départ, j’ai vraiment créé le programme pour les jeunes qui ont de la difficulté en classe ou qui ont des difficultés d’apprentissage. On s’est rendus compte que pour la plupart d’entre eux, ça marche», explique l’enseignant qui accueille de plus en plus de filles dans le programme. Elles sont d’ailleurs au nombre de six, un record, pour l’année scolaire 2018-2019 en secondaire 2.

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Enseignement coopératif

Pionnier au Québec, le programme se base sur la robotique pour les apprentissages. Les enseignants de toutes les matières viennent enseigner dans la classe de Gino sur un modèle d’enseignement coopératif en concrétisant les apprentissages avec les machines robotisées qu’ils ont créées.  C’est le cas de l’enseignant de français Luc Vaillancourt. «Je leur fais lire des textes de français sur la robotique, on décortique des textes qui les intéressent, par exemple», fait valoir M. Vaillancourt.

Pour Gino Nicole, le succès du programme qu’il a créé est attribuable à sa propre passion pour la robotique. «Évidemment, j’adore les legos. Je suis tout le temps avec eux autres, je joue, je construis des legos avec eux. Les jeunes ici ont un fort sentiment d’appartenance, on leur fait confiance, on développe leur autonomie et leur travail d’équipe», explique celui qui enseignait auparavant la chimie. Les élèves qui sont ici, il ne faut pas se le cacher, ce ne sont pas des sportifs, ce sont des jeunes puckés. Ils ont pour la plupart vécu beaucoup d’intimidation et trouvent une voie qui leur convient ici», informe l’enseignant qui ne peut pas être plus fier de voir ses élèves « gosser » après les robots pendant leurs pauses et rester au local toute la journée.

Pour Luc Vaillancourt qui enseigne aussi en classe régulière et Gino Nicole qui a enseigné les sciences au régulier pendant de nombreuses années, la dynamique est très différente d’une classe traditionnelle, tout comme l’ambiance, qui favorise la coopération, le respect et l’entraide.

Le prototype fait la fierté de ses créateurs.

 

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