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10:01 5 mars 2019

Concilier famille nombreuse et clinique de chiro

Concilier famille nombreuse et clinique de chiro
Photo: (Photo Métro Média - Perrine Gruson)

À l’occasion de la journée internationale des femmes le 8 mars et du mois des femmes, le Charlesbourg Express vous dresse le portrait de quatre figures féminines, qui, par leur occupation ou leur destin, sortent des voies traditionnelles pour réaffirmer la place de la femme. Cette semaine, découvrez Geneviève Perron.

Série portrait de femmes

EXTRAORDINAIRE. Geneviève Perron est maman de six enfants, âgés de 3 à 15 ans et possède sa clinique de chiropratique à Charlesbourg. Passionnée de nutrition et de plein-air, elle concilie travail-famille avec une bonne dose d’organisation et de lâcher-prise.

Geneviève Perron, 40 ans, a grandi à Charlesbourg. À la suite d’un accident de voiture lorsqu’elle avait 4 ans, ses parents lui ont fait voir leur chiropraticien. Après ça, la chiropratique a fait partie de sa vie régulièrement. «Chez nous, aller chez le chiro était tellement normal que je croyais que toutes les familles au Québec avait un chiropraticien de famille!», mentionne-t-elle, amusée.

Après un baccalauréat en nutrition à l’Université Laval, elle se dirige donc naturellement vers le doctorat en chiropratique, offert à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Une clinique à deux volets

Mme Perron se spécialise en volet familial et sportif. Elle travaille donc autant avec les bébés de quelques jours que les athlètes ou les travailleurs manuels ou physiques, en utilisant différentes techniques. «J’aime accompagner mes patients dans leurs épreuves. J’aide les sportifs avant leurs compétitions. J’ai aussi un patient de 64 ans qui fait encore du ski alpin et qui a pu continuer malgré des fractures [qu’elle a pu soulager]», explique-t-elle. Elle peut aussi donner des conseils sur les saines habitudes de vie à ses patients en raison de son parcours, mais réfère à un autre professionnel en nutrition, si le besoin est là.

La famille tatouée sur le cœur

La famille est ce qu’il y a de plus important pour la chiropraticienne. (Photo gracieuseté)

Enceinte de son premier enfant alors qu’elle était encore aux études, la chiropraticienne a enchaîné les grossesses. Elle a ouvert sa clinique en 2005, non loin du boulevard Henri-Bourassa. À l’époque, elle, son conjoint et leurs deux enfants habitaient au sous-sol de la résidence. Le nombre d’enfants grandissant a fait déménager la famille, qui réside désormais au Lac-Delage. «Je fais quand même souvent venir mes enfants plus vieux à la clinique. Ils aident, par exemple à la réception ou à la prise de rendez-vous. Mais je ne leur force pas la main, ils le font de bon cœur», précise la maman.

Geneviève Perron doit jongler entre ses propres horaires atypiques et ceux de son mari, ingénieur en biomécanique. «Je travaille trois jours et trois soirs. Mais quand je suis là le matin, ça me permet de faire des sorties scolaires en matinée avec mes enfants ou bien de faire des activités sportives avec eux», fait valoir Mme Perron.

Heureusement, les parents de la chiropraticienne ainsi que sa belle-mère mettent l’épaule à la roue avec les enfants lorsque les horaires ne concordent pas pour l’un et l’autre des parents.

La famille est toujours au centre des préoccupations de la chiropraticienne. «J’ai toujours voulu avoir une grosse famille. Au début, j’en voulais quatre [enfants] mais après quatre, on a voulu continuer, insiste la mère de famille. Dans ma clinique, les enfants et bébés sont toujours bienvenus pendant que je traite un parent. Ça ne me dérange pas qu’ils courent autour de la table pendant que je travaille, ni de travailler dans le bruit, au contraire!», s’exclame la quadragénaire qui se réclame d’y être très habituée. En fait, Mme Perron a voulu recréer un environnement familial et chaleureux dans sa clinique, comme à la maison.

Comment on fait pour y arriver quand on a six enfants à préparer avant d’aller travailler ou encore à coucher? «Ça prend beaucoup d’organisation, on cuisine en très grosses quantités, mais surtout il faut essayer d’être zen et de lâcher prise. Ça fait longtemps que j’ai mis de côté le pliage de débarbouillettes», rigole la chiropraticienne.

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