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16:00 19 décembre 2018

L’agrandissement de Canac inquiète les résidents

La succursale Canac sur la rue Bernier, dans le secteur Notre-Dame-des-Laurentides subira d’importants travaux de réfection et d’agrandissement au coût de 2M$, un projet qui fait frémir les résidents du coin, qui craignent les retombées environnementales du projet.

Le Groupe Canac vise l’acquisition d’une parcelle de terrain boisé adjacent au sud de son magasin. Celui-ci sera agrandi ainsi que sa cour de matériaux lorsque ladite acquisition aura été autorisée. Pour l’instant le terrain convoité appartient à un promoteur de Sherbrooke qui a acheté tout le terrain boisé autour du quartier Bon-Pasteur afin d’aménager un quartier résidentiel et commercial. Ce projet, aux dires du patron de Canac, Jean Laberge, a subi des modifications importantes, comme le nombre d’unités qui sont passées de 1600 à un peu plus de 200, ce qui devrait assurément réduire les craintes de la population, selon lui.

Futur lointain

Jean Laberge est optimiste de pouvoir concrétiser ses travaux dès l’année prochaine, il ne lui manque en effet plus que le certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement, en raison de l’appartenance du terrain aux milieux humides. Le patron indique que les autorisations sont en attente depuis deux ans environ, notamment parce qu’elles ne sont pas transférables de l’ancien promoteur qui les avaient obtenues à son nom à lui. D’après M. Laberge, avec la Ville, le projet a déjà été négocié depuis longtemps et les étapes iront rondement une fois le ok gouvernemental donné.

Le conseil de quartier Notre-Dame-des-Laurentides préoccupé

La partie la plus au nord du projet « Georges-Muir Bon-Pasteur » est celle qui serait attribuée au Groupe Canac. Le Conseil de quartier Notre-Dame-des-Laurentides et les citoyens voisins s’inquiètent de la disparition du boisé situé entre la quincaillerie et la nouvelle rue à venir. «Cela occasionnera un ilôt de chaleur plus grand et une augmentation du niveau de bruit ambiant due aux manœuvres dans la cour arrière», fait valoir Michel Lambert, président du Conseil de quartier Notre-Dame-des-Laurentides.

«Ce n’est pas un mur anti-bruit qui pourra bloquer les sons gênants à cause de la présence d’une dénivellation du terrain où le quartier résidentiel sera plus élevé que le terrain commercial», croit le président.

«Je vais garder une partie du boisé de 30 pieds, le long de l’autoroute et des voisins arrière», rappelle M. Laberge. Le chef d’entreprise croit au contraire que la Ville sera satisfaite de ne plus voir les matériaux de construction et la cour à bois sur la rue Notre-Dame, ce qui semblait la déranger par le passé «même si c’est elle qui avait octroyé le permis», précise le patron.

Le Canac sera fermé pour une période de trois mois pendant la saison morte pour y réaliser les travaux.

Perrine Gruson


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