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09:40 8 novembre 2020 | mise à jour le: 8 novembre 2020 à 09:43 temps de lecture: 3 minutes

Le lion en cage

Le lion en cage
Clovis Drolet en entraînement dans son gymnase à Montréal. Photo gracieuseté

Boxe. La carrière d’un boxeur professionnel est rarement très longue et avec la COVID-19, qui empêche la tenue des galas de boxe, la situation commence à être difficile pour plusieurs. Le boxeur beauportois Clovis Drolet n’y fait pas exception.

«C’est certain que ce n’est pas facile, mais je me dis que c’est la même chose pour tout le monde. On est tous pris là-dedans ensemble. Il faut être en mesure de relativiser. Il y a beaucoup de gens qui perdent leurs emplois ou leurs entreprises et quand je regarde ma situation, ce n’est pas si pire que ça», confie celui qui n’a pas enfilé les gants depuis sa seule défaite enregistrée le 25 janvier 2020.

Un gala est prévu prochainement à Rimouski, mais Clovis Drolet n’avait toujours pas d’adversaire pour cette carte de boxe.
Photo gracieuseté

Même si le pugiliste beauportois démontre de la sagesse dans ses propos, il ne faut pas gratter très longtemps pour voir que la frustration s’installe. «Ce qui est difficile, c’est d’être toujours sur le qui-vive et de ne pas savoir. T’es supposé te battre à une certaine journée et ça tombe à l’eau avec la COVID-19. Ce n’est pas facile et je sens que j’approche du sommet de mon art. J’ai 28 ans et je me sens en grande forme. J’ai l’impression d’être le gars le plus en forme du Québec qui n’a pas de combat. Je veux me battre, mais c’est difficile de trouver des adversaires.»

Retour aux sources

La pandémie n’a pas que des points négatifs alors que le boxeur est revenu habiter au domicile familial beauportois au début de la première vague.

«C’était plaisant de revoir mon père et de m’entraîner par moi-même pendant un certain temps. Je me sentais comme lorsque j’avais 10 ans et que je m’entraînais dans le sous-sol. L’équipement était encore là et je me suis entraîné comme à la vieille école alors que je fendais du bois dehors. Je suis même allé m’acheter une nouvelle hache. Mon père me mettait les bûches à fendre, y’a pas mal de bois qui a passé», admet Clovis en blaguant que son entraînement ressemblait à celui du film Rocky IV.

Apprentissage

Même s’il est un athlète très fier, Clovis Drolet a bien voulu revenir sur son dernier combat, sa première défaite professionnelle aux mains du boxeur Mponda Kalunga par décision partagée au Casino de Montréal.

«J’ai appris que je ne me battrai plus en bas de 160 livres. J’étais à 155 livres pour le combat, un poids que je n’avais pas eu depuis que j’avais 16 ans. J’ai cherché mes jambes toute la soirée et malgré ça et le fait que j’ai déposé deux fois le genou à terre, le combat était très serré. Ce sont des choses que tu apprends sur le tas, mais je crois ultimement que ma carrière n’en sera pas trop affectée. La seule chose que je veux maintenant c’est un combat. Le moral n’est pas toujours au top et il faut prendre ça au jour le jour. Je me sens comme si j’étais en cage et je veux simplement sortir.»

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