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10:39 6 mai 2020 | mise à jour le: 6 mai 2020 à 10:39

Commission scolaire des Premières-Seigneuries: un calendrier scolaire qui engendre la colère

Commission scolaire des Premières-Seigneuries: un calendrier scolaire qui engendre la colère
Dans la situation actuelle, les élèves de la CSDPS commenceront les cours une semaine plus tard que les autres élèves de la région. (Photo Métro Média – Archives)

ÉDUCATION. Pris dans des négociations interminables avec ses enseignants, la Commission scolaire des Premières-Seigneuries (CSDPS) a dévoilé un calendrier scolaire différent de toutes les autres commissions scolaires de la région de Québec. Une situation qui ne fait pas l’affaire des enseignants et encore moins des parents et enfants qui subissent les contrecoups de ce bras de fer.

«Les enseignants sont furieux. C’est la seule commission scolaire qui n’a pas reconduit ses arrangements locaux et ça fait plus de trois ans qu’on est pris avec ça», clame la présidente du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ), Annie-Christine Tardif.

Le point de service qui dessert maintenant 30 000 élèves et couvrant un territoire allant de Charlesbourg jusqu’à la Côte-de-Beaupré commencera la prochaine année scolaire une semaine plus tard. Le tout commencera le vendredi 4 septembre plutôt que le 28 août comme la grande majorité des institutions de la région de Québec. La semaine de relâche a été transformée en quatre congés pédagogiques et d’un congé statutaire ce qui forcera les enseignants à se présenter au travail.

Le calendrier scolaire respecte les 180 jours d’école et les 20 journées pédagogiques, mais selon le dernier calendrier présenté, il n’y a aucune journée pédagogique après la fête du Travail et des retours hâtifs après les Fêtes et la semaine de relâche. Il pourrait même y avoir une journée d’école le 25 juin dépendamment des congés de tempête.

La situation a été décriée par de nombreux parents. Il y a présentement une pétition en ligne qui a été signée par 5261 personnes au moment d’écrire ces lignes pour un retour à l’ancien calendrier scolaire.

La CSDPS se défend

Avec l’absence d’entente sur les arrangements locaux, la CSDPS n’a pas le choix de respecter la convention collective nationale des enseignants du Québec. «Nous sommes conscients de la pétition en ligne, mais quand nous prenons le temps d’expliquer aux parents qu’on ne fait que respecter la convention scolaire et que nous n’avons pas le choix d’agir ainsi, ils comprennent. Nous ne sommes pas les seuls dans la province à être dans cette situation», affirme la secrétaire générale des Premières-Seigneuries, Martine Chouinard.

Dans le béton

Est-ce qu’il serait possible de négocier une entente pour revenir à l’ancien calendrier scolaire à l’extérieur des arrangements locaux? «Je pense que cela pourrait être possible. Nous sommes ouverts à écouter. J’émets cependant des doutes, car il faut être deux pour danser», répond Martine Chouinard.

Pour la présidente Annie-Christine Tardif, elle émet également des réserves. «Nous pouvons écouter, mais je ne vois pas ce que ça peut nous donner. Si nous acceptons, il faudra sûrement donner quelque chose en retour.»

Le nœud du problème

Selon les deux partis, une entente est venue bien proche d’être signée le 2 avril. Les congés mobiles pour les enseignants sont venus miner les minces chances de réussite d’une entente.

«Il y a une pénurie de main d’œuvre chez les enseignants et si nous acceptons les conditions actuelles, la qualité de l’enseignement va s’en ressentir. Nous aurons des remplacements plus difficiles à faire.  Il va y avoir beaucoup plus de plaintes des parents à ce moment-là», assure Martine Chouinard.

Pour les enseignants, il n’est pas question de plier sur cette question alors que beaucoup d’enseignants comptent sur ce droit acquis afin d’être en mesure de faire leur boulot en préservant une saine santé mentale primordiale pour mener à bien cette tâche.

Dans les conditions actuelles, il est donc fort possible que les élèves de la CSDPS aillent à l’école un 25 juin.

Arrangements locaux

Une entente entre le syndicat local et la commission scolaire sur les conditions de travail. S’il y a incapacité entre les deux partis de s’entendre, la convention collective nationale prévaut.

 

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