Communaute
13:00 29 octobre 2018

Collaborer, pour une planète en santé

ENVIRONNEMENT. Grâce à une entente de services de 42 000$ renouvelée avec la Ville de Québec, l’organisme à but non lucratif actif en écologie urbaine, Craque-Bitume, procédera prochainement à l’aménagement de nouveaux sites de compostage communautaire dans certains quartiers de la ville. 

Selon les dernières données, Craque-Bitume retire de l’incinérateur au moins 18 tonnes de déchets organiques annuellement.

(Photo gracieuseté – Craque-Bitume)

Depuis 2005, l’organisme basé à Limoilou a pour mission de sensibiliser la population aux saines habitudes environnementales. En 13 ans, il a réussi à inscrire à son réseau plus de 600 ménages. Ils s’engagent donc à conduire leurs matières vertes dans des bacs de bois prévus à cet effet et de voir à ce que le compost arrive à maturité.

«L’idée au départ, c’est de donner l’opportunité aux citoyens de la Ville de Québec de pouvoir faire du compost, tout en limitant les transports des camions qui acheminent les ordures à l’incinérateur. Aussi, puisque les sites se trouvent à proximité des résidences, les gens y vont à pied et notre volonté écologique est respectée», explique Claude Labonté, chargé de projet en compostage urbain. Dans un monde idéal, avoue-t-il, le rôle de Craque-Bitume n’est que de passer à vélo de temps à autre, pour s’assurer que tout est bien géré par la population.

Suffisant?

Toutefois, le volume de demandes d’adhésion ne cesse de croître, alors que 700 ménages sont actuellement sur une liste d’attente. C’est pourquoi dix nouveaux emplacements propices au compostage communautaire situés dans Saint-Roch, Saint-Sauveur, Montcalm et Limoilou seront prochainement ajoutés aux 12 existants. De plus, trois emplacements qui connaissent une forte demande jouiront d’un agrandissement.

«Les bacs que nous fabriquons pour accueillir le compost sont généralement placés dans des quartiers centraux où il y a une densité de population suffisante pour supporter l’entretien de ces installations», ajoute M. Labonté.

Malgré que les sites de Craque-Bitume grimperont à 22 d’ici l’hiver et qu’ils permettront de doubler la capacité d’accueil, l’organisme craint que ces derniers, qui accueillent entre 48 et 96 participants chacun, ne soient pas suffisants pour répondre à la demande.

Claude Labonté convient tout de même observer une belle ouverture de la part de la Ville de Québec pour des projets comme celui-ci. Rappelons qu’un projet d’usine de biométhanisation est prévu pour 2022 et qu’il permettrait possiblement de réduire de 82% les déchets.

«Il faut être patient, car on n’a pas le financement pour fournir, mais au moins, la Ville a compris que c’était impossible de n’avoir seulement qu’une usine de biométhanisation et que c’était nécessaire d’encourager des moyens alternatifs comme le nôtre», ajoute-t-il.

Les sites actifs en 2018

– Parc Ferland;

– École de cirque;

– Parc Cartier-Brébeuf;

– Patro Laval;

– Église Saint-Malo;

– École Sacré-Coeur;

– Îlot Fleurie;

– Église NDJC;

– Centre des loisirs Montcalm;

– Parc Henri-Casault (Charlesbourg);

– Cathédrale Holy Trinity (Vieux-Québec);

– Côte Badelard.

 

Les sites ajoutés

– Coopérative d’habitation La maison du peuple;

– Marina Saint-Roch;

– Parc Roger-Lemelin;

– Coopérative Cohabitat;

– Centre Frédéric-Back;

– Domaine Maizerets;

– Église Saints-Martyrs-Canadiens;

– École Saint-Albert;

– Pointe-aux-Lièvres;

– Parc Durocher;

– Parc Cartier-Brébeuf (agrandissement);

– Église Notre-Dame (agrandissement);

 – Église Saint-Malo (agrandissement).

 

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