Communaute
13:51 4 mai 2018 | mise à jour le: 4 mai 2018 à 13:51 temps de lecture: 4 minutes

Diane Labarre: observatrice dans l’âme

Une passion est quelque chose de difficile à expliquer, mais qui apparaît naturellement à la personne qui l’exploite. Diane Labarre va participer au Grand Défi Québec Oiseaux qui se tiendra durant le mois de mai pour l’ensemble de la province. C’est le 24 mai que son équipe «Les nains de jardin» scuteront le plus d’espèces d’oiseaux différentes de sa maison à Beauport. Elle sera la seule participante à opérer de cette façon.

Diane Labarre pose avec le cadre qu’elle aura l’occasion de distribuer à un de ses donateurs

Photo TC Media – Jean Carrier

Quand elle était jeune, sa mère lui disait qu’elle était sortie directement d’un œuf. Diane Labarre est incapable d’identifier la raison d’où lui vient cet amour pour les oiseaux, mais elle assure que l’intérêt a toujours été présent. «J’ai étudié l’écologie appliquée à l’université ce qui explique, peut-être pourquoi j’aime regarder la nature. Depuis, j’essaie de donner la piqûre à tous ceux qui m’entourent. Dès que j’ai un moment de libre, je regarde les oiseaux. Je sors rarement dehors sans ma paire de jumelles.» 

Cette grande fascination se traduit par une deuxième participation au concours. La Beauportoise habite dans une maison située en pleine nature et où un réseau de mangeoires a été installé afin d’attirer le plus d’espèces possible. «Il y a un peu plus d’une centaine d’espèces qui peuvent y être contemplées. L’objectif de notre équipe de trois personnes est d’en épier plus de quarante. Chaque personne qui fera un don pour notre défi aura la chance d’obtenir une photo encadrée d’une paruline du Canada. Un oiseau rare que j’ai réussi à prendre en photo. L’organisation du concours essaie d’amasser 40 000$, mais je serais heureuse si notre équipe amassait plus de 380$», ajoute la préposée aux bénéficiaires dans la vie de tous les jours.      

Plus difficile qu’il n’y paraît

Un Pic à ventre roux, qui est très rare et a été photographié sur le terrain de Diane Labarre

Photo gracieuseté

Il existe deux types de défi et Diane Labarre a choisi de participer à celui qui est statique. «On s’installe dans un cercle d’un rayon de 5m et on ne peut en sortir pour une période de 24 heures. Il faut toujours qu’il y ait au moins un individu à l’intérieur. Il faut faire confiance à la franchise des gens pour le bon fonctionnement de l’épreuve. Il n’est pas nécessaire de prendre en photos les oiseaux, il faut seulement les apercevoir.», explique la femme de 40 ans. Lors de cette journée, Diane a l’intention d’installer un petit kiosque à l’intérieur du cercle pour informer les passants qui veulent se renseigner.

Bip-Bip

L’admiration des volatiles n’est pas seulement un loisir, c’est aussi un mode de vie alors que plusieurs voyages du couple ont été réalisés avec cet objectif en tête. Le plus long voyage a mené cette grande observatrice jusqu’au Texas pour aller observer un grand géocoucou (roadrunner). Cet oiseau est mieux connu dans les dessins animés alors qu’il se sauve constamment du fameux coyote. «Je voulais vraiment en voir un et je suis heureuse de l’avoir fait. Ils sont vraiment rapides et il est difficile de les prendre sur caméra.»

L’oiseau le plus rare aperçu par la volubile fanatique est une paruline à ailes blanches, qui a seulement eu trois mentions au Canada. Le fait accompli remonte à l’été dernier au Domaine de Maizerets, un des endroits de prédilection pour l’appréciation d’oiseaux dans la région selon la grande admiratrice.

Un constat est clair en jasant avec madame Labarre, l’arrivée du printemps était non seulement attendu pour tous ceux qui n’aiment pas l’hiver, mais aussi pour tous les observateurs d’oiseaux de la région.  

Diane Labarre en pleine observation!

Photo TC Media – Jean Carrier

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *