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18:00 30 août 2018 | mise à jour le: 30 août 2018 à 18:00 temps de lecture: 4 minutes

Paralysie cérébrale: une chambre hyperbare pour Thomas Borgia

Une famille de Charlesbourg essaie d’améliorer les conditions de vie de leur fils en obtenant une chambre hyperbare pour l’aider à pouvoir un jour marcher.

Un petit garçon souriant!

Photo gracieuseté

Thomas Borgia est né de façon prématurée à 32 semaines. Il a subi une hémorragie qui a atteint les cellules touchant la motricité. Le diagnostic est difficile à entendre alors qu’on mentionne à Jimmy Borgia et Mathilde Métais, les parents de Thomas, qu’ils auront un enfant incapable de marcher et parler. «Thomas a subi cinq opérations au cerveau, dont la pose d’un long tube qui part du cerveau et rattaché jusqu’à l’estomac qu’on nomme dérivation pour l’aider à drainer le liquide céphalo-rachidien. Il est très résilient et il est maintenant capable d’articuler des phrases concises», expliquent les parents avec fierté.

Même si le langage demeure difficile, il y a certaines fonctions motrices plus gravement affectées. «Notre gars de trois ans est paralysé à sa main droite et au tronc. Cependant, il a toutes ses fonctions intellectuelles. Il est incapable de s’asseoir ou se tenir debout seul, mais il fait de beaux progrès et est suivi à l’institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ). Il réussit même à se déplacer avec l’aide d’une marchette. Un médecin a prescrit un traitement en chambre hyperbare pour l’aider», précise la mère de l’enfant.

Un traitement efficace mais limité

Le traitement par chambre hyperbare consiste à placer un individu dans un endroit hermétique dans lequel la pression de l’air est augmentée par un compresseur. On peut aussi augmenter la concentration en oxygène. Un traitement dure environ 60 minutes. Ce qu’il faut aussi savoir est qu’une personne suivant des traitements par chambre hyperbare atteint un niveau de saturation à un certain point. Il y a une limite à pouvoir améliorer la condition d’un individu et c’est inévitable de voir les résultats stagner.

Le problème est que l’assurance maladie du Québec ne couvre pas ce genre de traitement. «Nous avons fait suivre un premier traitement à Thomas et il a très bien répondu et a montré des signes d’amélioration sur sa posture, sa motricité et son langage. Le problème est que c’est très dispendieux en clinique privée et selon nos calculs, il serait nettement moins dispendieux d’acheter un caisson usagé pour 15 000$. Nous avons donc lancé notre campagne de sociofinancement. Nous sommes prêts à partager la chambre avec une autre famille et après les traitements ou lorsque les résultats de Thomas stagneront, nous la donnerons à d’autres», spécifie le père de famille.

20 refus

La condition physique de Thomas nécessite une surveillance constante et la famille a essuyé 20 refus avant de trouver une place à la garderie Gardo-Granolo de Beauport. Pour Annabelle Payet, une directrice de l’établissement, il n’était pas question de ne pas accepter le garçon. «Pour nous, tous les enfants sont uniques. Thomas a besoin d’un peu plus d’attention, c’est tout. Il y a une éducatrice spécialisée qui le suit et nous avons adapté une chaise pour qu’il puisse s’asseoir. Nous sommes très heureux de l’avoir parmi nous.»

Une aide qui survenait à un moment important. «Je ne sais pas ce que nous aurions fait sans la garderie. Il aurait fallu que je quitte mon travail et l’aide que j’apportais à l’entreprise de mon copain. Ça représente beaucoup pour nous», termine Mathilde.

Plusieurs personnes et groupes ont démontré de la générosité depuis le début de la campagne de sociofinancement dont Cross Fit 418 Beauport qui va échanger des dons en travail à effectuer par les entraîneurs.

Au moment d’écrire ces lignes, la campagne de sociofinancement était à 4815$ sur un total de 15 000$. Voici le site à consulter pour faire un don. https://www.gofundme.com/thomas-borgia-chambre-hyperbare?viewcontent=110321026

Une belle photo familiale avec Anthony (gauche), le petit dernier, qui est très protecteur de son grand frère

Photo Métro Média – Jean Carrier

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