Communaute
19:23 11 septembre 2007 | mise à jour le: 11 septembre 2007 à 19:23

Visite spatiale à l’école primaire Marie-Renouard

Les 460 élèves de l’école primaire Marie-Renouard de Beauport ont eu l’opportunité d’améliorer leurs connaissances des planètes et du système solaire, la semaine dernière, en rencontrant en personne l’astronaute québécoise Julie Payette, première Canadienne à participer à une mission d’assemblage de la Station spatiale internationale.

«Le début de cette aventure remonte en novembre 2006 dans le cadre d’un projet d’initiation à l’espace avec mes élèves de 4e année qui, au fil des mois, a pris de l’ampleur. Ce petit projet partant de l’intérêt des enfants pour les planètes et le système solaire s’est terminé par un événement unique, jeudi dernier, avec la venue de l’astronaute canadienne, Julie Payette, à la suite d’une demande adressée à l’Agence Spatiale Canadienne», souligne l’enseignante Maude Arsenault.

Installée au gymnase de l’école avec son ordinateur portable et un grand écran, la célèbre astronaute a animé ses présentations en deux conférences et partagé avec tous les élèves de l’école de magnifiques photos montrant l’espace, la Station spatiale internationale, la Terre, les pyramides d’Égypte en plus de quelques autres illustrant la région de Québec du haut des airs.

Appelée à répondre aux diverses questions instantanées des jeunes exprimant leur grande curiosité pour l’Univers, elle a parlé du mode de vie des astronautes et relaté quelques expériences vécues dans l’espace de même qu’à la Station spatiale internationale.

Aux questions savoureuses «Les extraterrestres, existent-ils? et «Avez-vous déjà pris des photos des Martiens?», elle a répondu du tac au tac qu’il ne s’agissait là que de pure fiction et qu’elle n’en avait jamais rencontrés. À une autre touchant le phénomène des étoiles filantes, elle a précisé que ces étoiles s’avéraient des météorites qui s’enflammaient rapidement au contact de l’atmosphère. Quant à l’âge du soleil, elle a mentionné qu’il comptait approximativement 5 milliards d’années.

Avant de repartir pour son lieu de résidence à Houston aux États-Unis, elle a pris soin de rappeler aux jeunes qu’il faut travailler sans arrêt et poursuivre ses rêves sans relâche afin qu’ils se réalisent. «J’espère que peut-être l’un d’entre vous pourra faire partie du prochain recrutement de la NASA prévu d’ici quelques années», a-t-elle lancé en quittant sous les applaudissements nourris des jeunes.

Déjà 10 ans d’expérience à la NASA

Julie Payette a commencé en août 1996 sa formation au Centre spatial Johnson de la NASA, à Houston, au Texas. Après avoir terminé sa formation initiale en avril 1998, elle a été affectée aux dossiers techniques concernant la robotique pour le compte du Bureau des astronautes. Du 27 mai au 6 juin 1999, elle a pris part à la mission STS-96 à bord de la navette spatiale Discovery. Au cours de cette mission, l’équipage a effectué le premier amarrage manuel de la navette à la Station spatiale internationale, livré et installé quatre tonnes de matériel. L’astronaute originaire de Montréal occupait les fonctions de spécialiste de mission, était responsable des systèmes de la station et a commandé le bras robotique Canadarm en orbite.
Pendant la mission STS-96, la navette Discovery a décrit 153 orbites autour de la Terre et parcouru plus de 6 millions de kilomètres en 9 jours, 19 heures et 13 minutes. Au cours de cette mission, Julie Payette est devenue la première Canadienne à participer à une mission d’assemblage de la Station spatiale internationale et à monter à bord du laboratoire orbital. Âgée de 44 ans, elle occupe actuellement le poste de capcom au Centre de contrôle des missions à Houston. Le capcom est responsable de l’ensemble des communications entre l’équipe au sol et les astronautes en vol. En 2006, elle a d’ailleurs agi à titre de capcom en chef pendant la mission STS-121 de la navette Discovery. Elle partage son temps entre ces responsabilités et sa formation continue d’astronaute.

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