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13:46 15 mai 2017 | mise à jour le: 15 mai 2017 à 13:46 temps de lecture: 3 minutes

Améliorer la concentration et la motivation à l’école avec l’équitation

ÉQUITATION. Cinq élèves d’une classe adaptée avec des enfants handicapés, en trouble de comportement ou d’apprentissage de l’école primaire de la Primerose, à Beauport, en sont à leur sixième séance d’équitation thérapeutique. Leur enseignante, Marie-Ève Beaudoin, est étonnée des effets positifs de l’équitation sur ses élèves.  

 

 

 

Les élèves de la classe adaptée de l’école primaire de la Primerose.

(Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier)

Mme Beaudoin a vu beaucoup d’amélioration chez ses élèves notamment quant à leur estime de soi et leur sentiment d’être capable d’accomplir quelque chose. De façon plus pédagogique, l’équitation thérapeutique permet aux enfants d’être plus attentifs, concentrés et motivés en classe. «Sauf l’après-midi après l’équitation, ils sont brûlés!», a lancé à la blague l’enseignante. Cette activité a également permis aux enfants, qui sont dans une classe spécialisée de sept élèves, de développer un sentiment d’appartenance envers la classe et l’école.

«L’équitation thérapeutique est une forme de thérapie utilisant le cheval pour aider les personnes aux prises avec des déficiences physiques, émotionnelles ou d’apprentissage. L’équitation thérapeutique permet aussi aux élèves de travailler leur tonus musculaire, leur équilibre et leur coordination», explique l’enseignante. Après seulement six cours, les élèves ont fait des progrès étonnants, certains sont déjà en mesure de trotter seuls tout en contrôlant le cheval.

Cindie Jomphe est instructrice certifiée de l’Association Canadienne d’Équitation Thérapeutique. Son centre d’équitation thérapeutique, le centre Pégase, s’est récemment établi à l’écurie MG, une écurie privée à Lac-Beauport où tout est pensé pour que des enfants à mobilité réduite puissent s’asseoir sur les bêtes. Ses chevaux, Zara et Ruby, servent uniquement à l’équitation thérapeutique.

Avec ses groupes scolaires, Mme Jomphe favorise une approche plus pédagogique. Chaque session d’équitation commence avec un court volet théorique, d’une dizaine de minutes. Par exemple, au cours de cette sixième séance ont appris les différentes couleurs et particularités des taches des chevaux et ont ensuite mis leur apprentissage en pratique avec les différents pensionnaires de l’écurie.

Une orthopédagogue, Lisanne Rioux, s’est associée avec Cindie Jomphe pour les groupes scolaires. Il y a également une classe en trouble de comportement de l’école de l’Harmonie, à Beauport, qui suit le programme pour une deuxième année consécutive.

L’enseignante aimerait bien revivre l’expérience avec sa classe l’an prochain si le financement est au rendez-vous. Évidemment, ce type d’activité engendre des coûts importants pour les cours, mais également pour le déplacement des élèves. L’aide financière du Bingo des Chutes, de la Caisse populaire Desjardins de Beauport, de la Fondation des Premières-Seigneuries, de la fondation Maurice-Tanguay ainsi que de l’école de la Primerose ont permis aux enfants de vivre cette expérience bénéfique autant sur le plan personnel que scolaire.

Certains élèves sont capables de diriger seuls leur cheval autour des cônes.

(Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier)

Le clou de l’activité est toujours la venue du cheval miniature «Sunday».

(Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier)

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