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19:17 12 mai 2014 | mise à jour le: 12 mai 2014 à 19:17 Temps de lecture: 4 minutes

Visite de l’Institut universitaire de santé mentale du Québec : Art et science!

SANTÉ MENTALE- Dans le cadre du 24 heures de science «Entre l’art et la science, mon cœur balance!», l’Institut universitaire en santé mentale de Québec ouvrait ses portes à des étudiants et à la population pour faire une visite de locaux : la galerie d’art Vincent et moi, le Centre de recherche et le Musée Lucienne-Maheux de l’Institut. Voici le parcours de la visite guidée, en route pour démystifier la maladie mentale.

Musée Lucienne-Maheux: démystifier les traitements du passé

La visite du Musée présente le contexte de l’époque et les traitements administrés aux patients. Des photos d’époque et des reconstitutions des pièces de l’Institut sont visibles. «Les traitements n’axent plus seulement sur la médication et sur des techniques radicales. On tente de jouer sur les facteurs biopsychosociaux du patient pour lui permettre de reprendre sa vie en main : permettre à la personne de réintégrer la société avec un pouvoir sur sa vie.», expliquent les responsables de la visite.

Selon les statistiques de l’Institut, 20 % de la population serait atteinte d’une maladie mentale : tous sont touchés directement ou indirectement par la maladie.

Secteur prometteur : Centre de recherche

Depuis 1987, le Centre de recherche de l’Institut vise à trouver les meilleurs moyens pour soulager la souffrance des patients atteints de maladies du cerveau. «Il est l’un des leaders au Canada en neurophotonique, domaine très prometteur pour les prochaines années.», précise François Giroux, adjoint au directeur général communications. «Le secteur de la recherche est si prometteur qu’on pense que d’ici un avenir proche, on pourra dépister de façon précoce les maladies mentales.» Il comprend quelque 40 équipes de recherche qui travaillent pour comprendre le fonctionnement du cerveau. Les présentations des laboratoires permettent d’élucider quelques mystères de cet organe incongru.

«La neurophotonique étudie comment est transmise la douleur vers le cerveau. L’avantage de la lumière est qu’elle n’est pas invasive, elle garde les tissus intacts.», explique la scientifique.

Changer le regard : Galerie Vincent et moi

La visite de la galerie et de l’atelier Vincent et moi permet de voir un autre côté des patients de l’Institut. Tous les artistes pris en charge par ce programme d’accompagnement sont déjà bien investis dans les arts visuels au départ. Il s’agit de donner des outils et de la visibilité aux artistes par la diffusion des œuvres dans la galerie adjacente à l’atelier ou encore dans des expositions au Québec et à l’international. Depuis novembre, les artistes peuvent créer dans l’atelier attitré pour eux. C’est un lieu de partage et de rencontre entre, non pas des gens avec une maladie mentale, mais bien des passionnés d’art.

À la galerie, il y a environ 10 expositions par année qui combinent les œuvres d’un artiste du programme et d’un artiste professionnel, ce qui permet aux gens de Vincent et moi de se créer un réseautage. Un système de prêts d’œuvre est disponible à l’Institut, également porteur de visibilité. 800 œuvres font partie de la collection permanente.

Réponse du public

La réponse du public aux visites sous réservation a été très surprenante : environ 240 visiteurs de tous âges ont répondus à l’appel. Le but de la démarche était de démystifier la maladie mentale qui a encore trop de préjugés, mais également d’envoyer un message d’espoir aux gens atteints et aux familles. Les visites se feront désormais sur une base annuelle.

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