Société
18:46 17 mars 2016 | mise à jour le: 17 mars 2016 à 18:46 temps de lecture: 3 minutes

Un couvre-chef de tricot en guise de bienvenue

ACCUEIL. Le projet 25 000 tuques, un mouvement citoyen lancé en novembre dernier qui a fait des petits un peu partout dans la province a trouvé écho chez Diane Giraudias. La nouvelle retraitée de l’enseignement a décidé de faire sa part pour les réfugiés avec le concours de cinq écoles de Beauport et de l’Île d’Orléans. Résultat: 50 tuques agrémentées d’un chaleureux mot de bienvenue viendront bientôt réchauffer la tête – et le cœur – de familles syriennes.

25 000 tuques, c’est l’idée de fabriquer un couvre-chef pour le remettre à un réfugié avec un petit mot d’accueil personnalisé glissé à l’intérieur par le «tricoteur». Un cadeau de bienvenue, de personne à personne. L’idée derrière le projet est à la fois de reproduire symboliquement le geste de couvrir par une tuque la tête du nouveau-né qu’on accueille dans la vie et de créer une société «tricotée mieux que ça».

Il n’en fallait pas plus pour séduire la jeune retraitée beauportoise. «C’est un beau mouvement de solidarité et d’accueil. Quand j’en ai entendu parler, j’ai trouvé ça vraiment chouette», raconte Diane Giraudias. Elle a approché d’anciennes collègues des trois écoles primaires de l’Île d’Orléans et de l’école optionnelle Yves-Prévost et des Loutres. Encore une fois, le mouvement a fait boule de neige et des parents, des grands-parents et des enseignants ont sorti leurs aiguilles et confectionné une cinquantaine de tuques.

Et question de personnaliser tant le cadeau que l’accueil, les «tricoteuses» ont été invitées à glisser dans leur ouvrage un message pour les nouveaux arrivants. «C’est un mouvement du cœur qui a un côté très personnel. C’est vraiment beau», considère Mme Giraudias.

Quelques-unes des tuques étant arrivées sans petit mot d’accueil, la classe de première et deuxième année de Johanne Côté de l’école Yves-Prévost a également pris part au mouvement qui est devenu l’occasion pour les enfants de rédiger une vingtaine de messages destinés à d’autres enfants. Les plus vieux ont également mis la main à la pâte, préparant des boîtes colorées pour y déposer les chapeaux.

Enfin, à ceux qui trouvent qu’il est un peu tard dans la saison pour donner des tuques aux immigrants syriens, Diane Giraudias répond que non seulement il fait encore bien assez froid pour se couvrir la tête, surtout pour des gens qui vivaient sous un ciel plus clément, mais également qu’il y aura d’autres hivers pour ces nouveaux arrivants qui s’installent pour rester.

Quelques messages d’accueil

-«Bonjour, j’espère que tu vas te faire des amis et aimer la nourriture.»

-«Je te souhaite la bienvenue et je te souhaite du bonheur.»

-«Bienvenue au Québec. Ma mamie vous a tricoté une tuque. Bon hiver.»

Le site qui chapeaute le mouvement, http://jdussot.wix.com/25000tuques, dénombre les tuques tricotées grâce à son «calculateur magique de tuques». Au moment d’écrire ces lignes, 12 398 chapeaux de laines avaient été fabriqués.

Québec Hebdo

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