Société
15:01 17 juillet 2018 | mise à jour le: 17 juillet 2018 à 15:01 temps de lecture: 3 minutes

Dynamitage: le mécontentement gagne du terrain

Des résidents de l’avenue Larue, à Beauport, ne sont pas très heureux du dynamitage qui a lieu à la carrière à proximité de leurs résidences. Cette situation perdure depuis longtemps en raison du fait que Carrières Québec Inc possèdent des droits acquis pour opérer près de ce secteur résidentiel.  

L’entreprise a mentionné qu’elle faisait le maximum afin de ne pas engendrer trop de poussière lors des périodes de dynamitage.

Photo Métro Média – Jean Carrier

Sylvain Bergeron, un citoyen du secteur depuis huit ans, ne sait plus où donner de la tête. «C’est vraiment plus intense cette année, ça brasse pas mal et nous ne sommes pas avertis. Ce n’est pas seulement le bruit et la vibration, mais la poussière que le dynamitage engendre. Les murs de nos maisons sont sales.»

Un sentiment partagé par Jean-Sébastien Roy qui a logé des plaintes à la Ville de Québec et au ministère de l’Environnement. «Je suis sidéré par la réponse de la Ville qui affirme qu’en raison des droits acquis, il n’y a rien à faire. La carrière doit quand même se plier aux normes établies et à la réglementation municipale même si on sait qu’elle a déjà enfreint certains règlements par le passé. J’aimerais aussi que la Ville trouve une solution alternative au camionnage lourd qui passe exclusivement par le boulevard Louis-XIV.»

M. Roy est d’avis qu’une façon simple de savoir si la carrière exagère serait la venue du TAGA, le laboratoire mobile d’analyse environnementale du Québec. «J’ai fait la demande à plusieurs reprises, mais je n’ai jamais eu de retour.»

Rien de nouveau

Pour Martin Caron, directeur des ventes chez Carrières Québec inc., la situation est identique à celle déjà vue dans le passé. «Nos patrons de dynamitage ont changé de zones ce qui explique pourquoi les citoyens de ce secteur ont ressenti des vibrations plus fortes. On respecte les lois et c’est vrai qu’il y a déjà eu des avis dans un lointain passé (au moins deux ans), mais ce sont des situations où les correctifs ont été apportés.»

La carrière se défend bien de ne pas être transparente dans sa communication avec son voisinage. «Chaque fois qu’il y a du dynamitage, on respecte la procédure et l’on prévient le groupe de citoyens ainsi que la Ville. Chaque citoyen qui fait la demande peut être averti par courriel ou par téléphone. C’est un service que l’on offre. De plus, on choisit toujours 12h05 pm comme heure pour déranger le moins de gens possible.»

Une situation qui risque de perdurer tant que les instances gouvernementales ne feront pas le nécessaire.

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