Société
13:21 4 septembre 2017 | mise à jour le: 4 septembre 2017 à 13:21 temps de lecture: 3 minutes

Les Ateliers à la terre, à nouveau victimes de vol

JARDIN. Récemment, l’organisme les Ateliers à la terre du Centre Jacques-Cartier s’est fait voler des outils de jardinage qui servent à la culture de leur jardin collectif. Depuis 2016, c’était environ la sixième fois que leur bâtiment à Beauport était la cible de voleurs. 

Guillaume Simard et Carl Beaulieu déplorent un sixième événement du genre en un peu plus d’un an.

(Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier)

En 2016, l’organisme a été volé à quatre ou cinq reprises, rapporte le coordonnateur Guillaume Simard. Les fenêtres du bâtiment, qui leur est laissé sans frais par l’Institut universitaire en santé mentale, ont été fracassées et des gens y ont entre autres volé le contenu de la petite caisse, soit à peine plus de 60$.

Heureusement, une bonne partie des instruments volés récemment ont été retrouvés, mais l’organisme n’a toujours pas de tondeuse. On fonctionne surtout avec des dons, parce qu’on a un budget limité: «C’est d’autant plus fâchant qu’on aide les gens».

Ils se sont également fait voler des rallonges électriques qui devaient servir dans le chapiteau qui a accueilli leur annuelle fête des récoltes le 24 août dernier. Une centaine de personnes étaient attendues pour cet événement festif où les gens peuvent notamment participer à un parcours gourmand qui offre des dégustations cuisinées avec des aliments de leur jardin.

Les membres cultivent tous ensemble un immense jardin collectif.

(Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier)

L’organisme

Le Centre Jacques-Cartier est un organisme qui a pour mission de soutenir individuellement et collectivement les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans le cheminement d’un «projet de vie» favorisant leur inclusion sociale, scolaire et économique. À Beauport, on trouve un jardin collectif, l’un des projets du centre.

«On s’assure que les gens ont de la nourriture en quantité suffisante, mais surtout en terme de qualité. Le projet est destiné aux jeunes et aux jeunes familles. C’est simple, on offre un panier de légumes pour chaque journée de travail au jardin», explique Guillaume Simard.

Il y a aussi un service de gardiennage qui permet aux enfants de grandir dans un milieu naturel. «On développe le goût des enfants pour les légumes. À la maison brune, on a une table où on dîne tout le monde ensemble. On parle constamment de bouffe, on est très curieux, très épicuriens, malgré la pauvreté relative des gens qu’il y a ici».

«Au-delà du jardinage, il y a toute la vie associative. Ça permet à beaucoup de personnes de ventiler sur leur situation personnelle», conclut M. Simard.

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