Société
15:18 15 avril 2015 | mise à jour le: 15 avril 2015 à 15:18 temps de lecture: 4 minutes

Les policiers-écoles, une présence indispensable au secondaire

INTERVENTION JEUNESSE. Membres de l’Unité intervention jeunesse, les policiers-écoles sont en place sur l’ensemble du territoire de la Ville de Québec depuis les fusions municipales en 2002. Deux d’entre eux assurent une présence régulière dans les cinq établissements d’enseignement secondaire de l’arrondissement de Beauport. Le journal vous propose cette semaine une rencontre avec Véronique Labbé, responsable depuis deux ans des écoles de la Seigneurie et Samuel-De Champlain.

«Les policiers-écoles présents dans les établissements d’enseignement secondaire s’intègrent au milieu scolaire, assurent une visibilité et une surveillance autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, élaborent des projets d’intervention et y participent, en plus de diffuser des initiatives de prévention auprès des jeunes et du personnel enseignant», souligne d’entrée de jeu, Véronique Labbé.

Partageant son temps à raison de quatre heures minimum par jour du lundi au vendredi dans les deux établissements fréquentés chacun par plus de 1000 élèves, la policière-école qui compte 11 ans de service trouve très intéressant que son bureau soit situé à même les locaux du secrétariat à Samuel-De Champlain.

«Avoir un mini poste de police à cet endroit stratégique de l’école crée une proximité avec les membres de la direction, ce qui permet d’échanger de l’information rapidement», note la policière qui est toujours à l’affût pour répondre aux besoins des étudiants, du personnel enseignant, de la direction et des citoyens qui demeurent à proximité de l’école.

Une variété d’interventions

Dans le cadre de ses fonctions, Véronique Labbé est appelée régulièrement à prendre des plaintes et monter des dossiers touchant des cas d’intimidation, de vol, de menace, de stupéfiants, cybercriminalité, de violence physique et verbale.

Ses tâches sont aussi d’orienter les personnes dans leurs démarches, de procéder aux enquêtes, interrogations et arrestations et, lorsque la situation l’exige, d’amener les contrevenants mineurs devant les tribunaux, ainsi que de faire respecter la règlementation municipale et le Code de sécurité routière dans les milieux et zones scolaires.

«La majorité des dossiers des policiers-écoles se terminent soit en rencontre préventive ou en mesure extra judiciaire, c’est-à-dire qu’ils ne se retrouveront pas devant les tribunaux. Nous ne conservons pas de statistiques en particulier pour chaque école, car les plaintes sont compilées de façon générale sur l’ensemble du territoire», précise l’agente qui prononce chaque année plus d’une cinquantaine de conférences en lien avec la prévention.

Touchant environ de 25 à 35 élèves chaque fois, ces conférences portent en première secondaire sur la prévention par rapport à l’usage des réseaux sociaux sur Internet et en deuxième secondaire sur les drogues chimiques faites en laboratoire, pas chères sur le marché, accessibles souvent sous forme de comprimés et très dommageables pour la santé.

Présentées sous le thème «Le pouvoir de tout changer», les conférences s’adressant aux élèves de cinquième secondaire traitent de la conduite responsable d’un véhicule, de la vitesse, de la ceinture de sécurité, de l’alcool, de la drogue et du cellulaire au volant.

Quatre autres écoles

Tout agent régulier ayant quatre années d’ancienneté peut postuler pour faire ce travail en milieu scolaire. Nicolas Besner est l’autre policier-école qui s’occupe du secteur de Beauport en visitant régulièrement les écoles secondaires de la Courvilloise, Académie Sainte-Marie et François-Bourrin, ainsi que le Centre d’éducation des adultes du Nouvel-Horizon.

En période estivale, ces agents participent aux surveillances des parcs et lieux publics en effectuant de la patrouille à vélo.

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *