Politique
17:13 15 avril 2008 | mise à jour le: 15 avril 2008 à 17:13 temps de lecture: 3 minutes

«Fini les conseils de quartier» – Marc Simoneau

Le conseiller municipal du district Du Vieux-Moulin, Marc Simoneau, a fait une sortie en règle, samedi dernier, contre les conseils de quartier qu’il considère comme de véritables nids politique et familial, carrément inutiles et dispendieux pour ce que ça donne.

M. Simoneau s’est pointé au micro à la période de questions et commentaires du public à la rencontre d’information du comité de réflexion sur la gouvernance de la Ville de Québec où une trentaine de citoyens ont participé, samedi dernier, pour en savoir davantage sur la proposition de division du territoire de la ville en six arrondissements et 24 districts par rapport aux huit et 37 qui existent actuellement.

En accord avec son homologue du district de Saint-Michel, Lisette Lepage, qui avait aussi mis en doute le bien-fondé des conseils de quartier dans une intervention précédente, le coloré conseiller s’est montré très incisif en lançant que les membres de celui du Vieux-Moulin avaient même retardé un important projet de développement dans le secteur en plein essor de la rue Clemenceau.

Pour économiser un million $

«Je vais combattre l’existence des conseils de quartier jusqu’à en faire un cheval de bataille aux prochaines élections municipales. Ce sont des comités complètement inutiles, des nids politique et familial, et si l’administration municipale veut trouver un autre moyen pour diminuer ses dépenses, on pourrait carrément les éliminer et économiser un milllion $. Je vais faire ma petite enquête sur les membres qui les composent et déposer un rapport à la ville. De toute façon, je considère le rapport Mercure comme un document de travail fait rapidement et qu’il reste encore bien des devoirs à faire», a précisé M. Simoneau.
Plusieurs citoyens ont d’ailleurs rejoint son point de vue en mentionnant qu’il n’y avait pas encore le feu et tant qu’à faire des redivisions d’arrondissements et de districts, il fallait prendre le temps pour bien le faire. Quelques contribuables du district de Maizerets ont d’ailleurs profité de l’occasion pour affirmer qu’il serait souhaitable de joindre ce secteur de Limoilou à l’arrondissement de Beauport parce qu’il avait beaucoup plus d’affinité avec le district du Vieux-Moulin.
Un autre citoyen de Beauport a pour sa part indiqué qu’il ne croyait pas aux économies prévues d’environ 3, 5 M $ au niveau de la masse salariale des élus et de l’administration des arrondissements découlant de ce rapport. «Le comité aurait pu être encore plus audacieux en privilégiant une ville unifiée sans aucun arrondissement».
Actuellement, le nombre d’électeurs par district électoral varie de 6 900 à 13 163 dans l’ensemble de la ville. Le comité croit qu’une augmentation du nombre d’électeurs jusqu’à une moyenne de 16 000 par district électoral n’est pas de nature à compromettre la représentation effective des électeurs, surtout si la fonction de conseiller municipal est exercée à plein temps.
Cet exercice s’inscrit dans l’obligation qu’a la Ville de réviser sa carte électorale en vue de l’élection générale du 1er novembre 2009, à l’instar des autres municipalités du Québec. Présidé par Françoise Mercure, ce comité était complété par Pierre-F. Côté, ancien directeur général des élections du Québec et ancien greffier de la Ville de Québec, Normand Chatigny, ancien maire de la Ville de Cap-Rouge et ex-membre du comité exécutif de la Ville de Québec, Pascale Guimont, ex-directrice du Service des loisirs de la Ville de Sainte-Foy et René Damphousse, ancien greffier de la Ville de Sainte-Foy et ancien greffier par intérim de la Ville de Québec.

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