Économie
19:00 9 septembre 2013 | mise à jour le: 9 septembre 2013 à 19:00 temps de lecture: 4 minutes

Doris Michaud de retour en Afrique pour Développement international Desjardins

Experte bénévole qui participe au Programme d’accompagnement des partenaires de Développement international Desjardins, Doris Michaud de Beauport repartira bientôt pour l’Afrique où elle séjournera pendant trois mois dans le cadre d’un mandat professionnel d’appui au secteur béninois de la microfinance.

Il s’agira d’un autre voyage dans cette partie du monde pour Mme Michaud qui s’est rendue à plusieurs reprises en Afrique au cours des dernières années. Chaque fois, c’était pour partager l’expérience de gestion acquise dans le réseau des caisses Desjardins avec des gestionnaires de coopératives financières locales. Ces mandats, dont le plus récent au Bénin, lui ont été confiés par Développement international Desjardins, une composante du Mouvement Desjardins considérée comme un pionnier dans le déploiement et le développement de la microfinance à travers le monde.

«L’année dernière, j’ai eu l’occasion de collaborer par l’entremise de deux mandats en crédit et cette année, j’avais comme troisième mandat d’accompagner le responsable en charge de la gestion technique du crédit à l’Union Nationale des Caisses Rurales d’Épargne et de Prêt, de même que le directeur général de ce réseau», souligne la Beauportoise.

Lors de ce récent séjour, elle a appuyé l’implantation d’une nouvelle politique de crédit, participé à l’amélioration du processus d’octroi du crédit et formé plus de 70 employés et 35 administrateurs de caisses dans le cadre d’une tournée dans 12 des 14 caisses de ce réseau. Pendant ce mandat, le réseau a effectué du recouvrement de dossiers de crédit pour un montant dépassant les 50 000 $CA.

Chaleur humaine des Béninois

Invitée à commenter ses expériences de vie sur le continent africain, Mme Michaud confie qu’elle a eu à s’adapter au contexte particulier de ces caisses et ce qui l’a le plus nourrie, c’était sans contredit le contact et la chaleur humaine avec les Béninois.

«J’ai été accueillie par une famille d’agriculteurs qui cultivent la noix de palme et j’ai pu boire dans un bol d’eau, un geste qui signifie «Soyez la bienvenue : Kabo». J’ai découvert aussi la chair délicate de la chèvre, le bon goût des arachides fraîches, les délicieuses ignames et le manioc. Avant d���effectuer ces différents mandats, je m’étais documentée sur le Bénin, sa culture, sa société, son économie, et sa vie politique. Les Béninois m’ont appris à remettre en question «l’ordre du monde» et à me remettre moi-même en question, rien de moins! Tout y est précaire, là-bas, l’eau courante, le réseau électrique, le transport, la sécurité, l’alimentation. En fait, j’ai réappris à apprécier tout ce que chez nous, nous prenons pour acquis».

Sensibilité aux pratiques locales

Dans ses notes de voyages, Mme Michaud mentionne que même si les différences culturelles, sociales et économiques sont multiples, les ressemblances l’emportent.

«Nous avons tous besoin de nous sentir en sécurité, d’aimer et d’être aimés, de nouer des amitiés, de protéger nos enfants, de prendre soin de nos parents et de participer à un projet plus grand que nous. On a beau rêver de travailler à l’étranger, l’enthousiasme ne suffit pas toujours. Il faut être sensible aux pratiques locales et à la culture pour adopter une attitude appropriée pour accompagner adéquatement les partenaires de Développement international Desjardins. Quel plaisir, enfin, de les voir nous sourire quand on leur adresse quelques mots dans leur langue», confie Mme Michaud qui repartira bientôt là-bas pour un autre mandat.

Beauport Express, membre du Groupe Québec Hebdo.

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