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15:32 29 mai 2019

La Maison Joseph-Désiré-Marcoux: héritage seigneurial et occupation professionnelle

La Maison Joseph-Désiré-Marcoux: héritage seigneurial et occupation professionnelle
Photo: Photo Métro Média – Thaïs MartelLa Maison Joseph-Désiré-Marcoux est demeuré dans la famille Marcoux jusqu’en 1986, soit pendant plus d’un siècle.

HISTOIRE. Son toit turquoise en tôle à baguettes percée de lucarnes, ses fenêtres à guillotine à baies latérales et ses portes bourgogne à doubles battants en bois font de la Maison Joseph-Désiré-Marcoux, sise au 550, avenue Royale, un bâtiment qu’on remarque. Mais au-delà des apparences, cette maison qui abrite aujourd’hui différents corps professionnels, possède une histoire qui nous replonge dans les racines de Beauport.

À lire également, notre série de textes sur les événements historiques marquants à Beauport: partie 1 et partie 2.

À l’origine, la propriété fait partie de la seigneurie de Beauport, attribuée par la Compagnie des Cent-Associés à Robert Giffard de Moncel en 1634. Elle est au cœur de l’ancien domaine seigneurial, qui s’étendait de la rivière Beauport à l’actuelle rue Hugues-Pommier, de part et d’autre de l’avenue Royale. Joseph Giffard, fils de Robert, devient ensuite propriétaire de la seigneurie avant de la céder à son neveu Ignace Juchereau Duchesnay (1658-1715) en 1683. Le terrain où est érigé aujourd’hui le 550, avenue Royale ainsi que le domaine seigneurial demeurent au sein de la famille Juchereau Duchesnay durant un peu plus de 150 ans.

Ce n’est qu’en 1864 que Louis Marcoux achète une partie des lots et devient propriétaire de l’emplacement actuel du 550, avenue Royale. C’est son fils, Joseph Désiré Marcoux, qui construira la fameuse résidence dans la partie est de la vaste propriété familiale selon les plans de l’architecte Elzéar Charest. La résidence demeure au sein de la famille Marcoux jusqu’en 1986 alors que le bâtiment est acquis par Bernard Yvon Rousseau et Pierre Roux.

Valeur patrimoniale supérieure

La Maison Joseph-Désiré-Marcoux présente une valeur patrimoniale supérieure selon l’agence Bergeron Gagnon inc., spécialisée dans le patrimoine culturel. Fidèle représentante de l’architecture résidentielle de style Second Empire, la maison offre aussi un intérêt en raison de son authenticité.

Le 550, avenue Royale présente un état d’authenticité qui a été jugé bon en raison notamment de son intégrité architecturale et de la présence de certains éléments anciens, peut-on lire dans un rapport de l’agence. Le corps de bâtiment a conservé son profil distinctif à fausse mansarde, son parement de pierre de taille ainsi que ses nombreuses composantes décoratives (corniche à consoles, chaînes d’angle, arcades, appuis, clés, ornements découpés en bois au-dessus de fenêtres, etc.).

Le style Second Empire au Québec

Particulièrement populaire au Québec à partir de la fin du 19e siècle, le style Second Empire marque l’architecture publique, institutionnelle et résidentielle. Si la mansarde à quatre versants ou le toit à fausse mansarde, comme dans le cas de la Maison Joseph-Désiré-Marcoux, constituent les traits les plus évidents de cette influence, un corps de bâtiment massif, au plan de forme plutôt carrée, et des fenêtres en saillie (oriels) caractérisent également l’architecture résidentielle d’inspiration Second Empire.

 

Sources: Bergeron Gagnon inc.

-Fiches d’évaluation des bâtiments du site patrimonial déclaré de Beauport

Inventaire et analyse du site patrimonial déclaré de Beauport. Rapports sectoriels: Synthèse de l’historique et du développement des lieux., Document 2 de 4. Ville de Québec, février 2018, 119 pages et Analyse du patrimoine bâti. Document 4 de 4. Ville de Québec, février 2018, 219 pages.

Québec Hebdo

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