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22:00 1 mars 2016 | mise à jour le: 1 mars 2016 à 22:00 temps de lecture: 3 minutes

Prévenir plutôt que guérir

EAU. Alors que la plus importante prise d’eau potable de la région de Québec, le lac Saint-Charles, suscite de vives inquiétudes, la situation est plus calme à l’est, vers les rivières Montmorency et Sainte-Anne-du-Nord, où on privilégie le mode «prévention».

Les bassins versants de la rivière Montmorency et de la rivière Sainte-Anne du Nord ont une situation similaire, sans danger immédiat pour les consommateurs de ces deux sources d’eau potable, nous apprend le directeur de l’Organisme de bassins versants (OBV) Charlevoix-Montmorency, Jean Landry. «La qualité de l’eau de la rivière Montmorency est classée 4e au Québec», ajoute-t-il

Ce n’est pas une raison pour ne pas protéger les différents cours d’eau, au contraire, d’ajouter celui qui œuvre dans le milieu depuis plus de vingt ans. «C’est beaucoup moins coûteux de prévenir les problèmes que de s’évertuer à les réparer», concède Jean Landry. Sur ce point, la MRC de la Côte-de-Beaupré est la première à ajouter des mesures du plan directeur de l’eau de l’OBV Charlevoix-Montmorency à son schéma d’aménagement et de développement durable.

Des problématiques réelles à contenir

Le bassin versant de la rivière Montmorency se situe en grande majorité en territoire forestier, ce qui lui confère de nombreux avantages, selon Jean Landry. «Seulement la partie sud du bassin est en zone urbanisée», rapporte-t-il. Néanmoins, le développement rapide des municipalités leur demande d’ajuster le tir pour préserver la rivière. «La ville de Sainte-Brigitte-de-Laval est consciente qu’elle aurait pu faire ça différemment, explique M. Landry. Il y a eu du déboisement de grandes surfaces, mais la municipalité travaille pour régler la situation, avec du reboisement par exemple.»

La gestion des chemins forestiers pour le récréotourisme, l’exploitation de carrière et sablière ainsi que la qualité des fausses sceptiques sont aussi à surveiller. «C’est une rivière qui transporte naturellement beaucoup de sédiments, explique-t-il. Plus elle en contient, plus il est difficile par la suite de la traiter.»

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Érosion: source de problèmes

La rivière Sainte-Anne-du-Nord se classe bien en termes d’indice de qualité de l’eau, mais éprouve des problèmes d’érosion qu’il faut prendre en considération. L’OBV de Charlevoix-Montmorency a également constaté dans son Plan directeur de l’eau (PDE) des impacts sur la qualité de l’eau en raison de terrains contaminés ou d’entreposages inappropriés. La ville de Beaupré puise son eau potable dans cette rivière, alors que Saint-Tite-des-Caps, Saint-Ferréol-les-Neiges et Saint-Joachim utilisent les cours d’eau de ce bassin versant.

Le littoral de la Côte-de-Beaupré, qu’en est-il?

La situation est plus précaire dans le littoral de la Côte-de-Beaupré, qui comprend tous les petits cours d’eau situés entre les rivières Montmorency et Sainte-Anne-du-Nord. Selon le PDE de l’OBV Charlevoix-Montmorency, les sources d’eau potable souterraine sont en situation de vulnérabilité. La difficulté de mettre en place des mesures de protection, la mauvaise disposition des puits, les installations sanitaires et l’agriculture font toutes partie du lot pour explique la situation. «Il faut se dire que nous faisons tous partie du problème, mais également de la solution», rapporte Jean Landry. Le manque d’eau potable à Sainte-Anne-de-Beaupré fait également partie des préoccupations de l’OBV Charlevoix-Montmorency.

 

Québec Hebdo

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