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13:41 7 mars 2018

Un mur de conteneurs comme paysage

Le projet de Beauport 2020 a fait couler beaucoup d’encre depuis  sa première annonce. Il est possible que les choses ne s’améliorent pas alors qu’une solution envisagée pour faire la coupure entre le nouveau terminal et la Baie de Beauport consiste en un mur de conteneurs stylisés. 

La proposition du mur de conteneurs

Photo gracieuseté – Port de Québec

La possibilité d’offrir cette solution a été proposée au public et présentée aux médias lors d’une consultation publique organisée par le Port de Québec. Le mur de trois conteneurs de haut servirait de barrière sonore et visuelle avec la décoration des conteneurs restant à déterminer.

Mario Girard, président-directeur général de l’Administration portuaire de Québec (APQ), insiste pour dire que cette consultation publique n’est pas une campagne de publicité comme certains groupes environnementaux ont suggéré.

«C’est une étape très importante et nous sommes à l’écoute de la population. La preuve que le processus d’écoute est respecté est le retrait du brise-lames qui était problématique avec les gens lors de la dernière consultation. Pour le mur de conteneurs, nous serons attentifs à ce que les gens ont à dire.»

L’APQ a aussi profité de l’occasion pour confirmer que le projet abandonnait l’idée du vrac liquide et solide pour se concentrer à 100% sur l’idée des conteneurs.

L’abandon du brise-lames a aussi été confirmé lors du point de presse. L’entrave des sports nautiques du côté de la Baie de Beauport a été un point retenu pour justifier le retrait.

Vives critiques

Les groupes environnementaux comme Nature Québec, le Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu

(GIRAM), Équiterre et Accès Saint-Laurent Beauport ont fait savoir par voie de communiqué qu’ils s’expliquent mal le changement de cap de l’APQ pour les conteneurs et reprochent un manque de transparence dans l’évaluation environnementale. L’autre point soulevé par les groupes environnementaux est la mascarade que représente la consultation publique, ils y voient plutôt un exercice de relations publiques.

La déclaration du vice-président aux affaires publiques du port, Alain Sans Cartier, laissait peu de place à l’interprétation. «C’est tout simplement méprisant que ces groupes environnementaux comme le GIRAM dénoncent la consultation publique. Nous avons apporté des modifications au projet suite à la première consultation et le processus est loin d’être inutile.»

Il est possible de formuler vos commentaires sur le projet jusqu’au 12 mars sur le site de l’APQ.

Nouvelle solution envisagée

Photo TC Media – Jean Carrier

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