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15:08 4 septembre 2012 | mise à jour le: 4 septembre 2012 à 15:08 temps de lecture: 4 minutes

Le calvaire de l’avenue Royale en piètre état

Témoin significatif d’une époque de grande ferveur religieuse sur la route menant à Sainte-Anne-de-Beaupré, le calvaire de l’avenue Royale, près de la rue Labelle, à Beauport, est dans un tel mauvais état que la sculpture en bois représentant le Christ sur la croix menace de tomber.

«Ça fait plusieurs mois que je remarque que le bras droit de la statue est détérioré par le temps. Un bon matin, j’ai ramassé des morceaux au sol et j’ai immédiatement appelé au bureau de l’arrondissement de Beauport pour les avertir. La dernière fois, il y a sûrement une quinzaine d’années, c’est un monsieur Pelletier, menuisier au service des Travaux publics de Beauport, qui avait amené la statue au garage municipal pour la réparer bénévolement», souligne Lise Lachance, une employée retraitée de la Ville de Beauport, dont la maison familiale est voisine du calvaire.

Mme Lachance se rappelle que ses parents et son frère Benoit, âgé aujourd’hui de 80 ans, se faisaient toujours un devoir d’entretenir le terrain, couper des branches et déposer des fleurs.

«Comme je demeure juste à côté, je poursuis encore avec plaisir cette tradition, mais la statue mérite aujourd’hui d’être rapidement réparée. Il y a encore beaucoup de personnes pieuses et des touristes qui viennent s’y recueillir à toutes les périodes de l’année. C’est vraiment un endroit patrimonial que l’on doit conserver et mettre en valeur», soutient Mme Lachance qui espère bien que l’arrondissement de Beauport prendra le dossier en main au cours des prochaines semaines.

La Société d’art et d’histoire de Beauport inquiète

Mis au fait de la situation par plusieurs citoyens, le président de la Société d’art et d’histoire de Beauport (SAHB), Pierre Drouin, a aussi fait des représentations auprès de la conseillère municipale du district de la Chute-Montmorency, Julie Lemieux, qui lui a dit d’appeler le directeur de l’arrondissement Claude Lirette.

«Cette croix de chemin est un marqueur important dans l’arrondissement historique. Il conviendrait de procéder rapidement aux mesures appropriées pour restaurer ce monument. Il est à craindre que la partie détériorée visible ne soit pas la seule atteinte», a alors mentionné le président de la SAHB.

M. Lirette lui a répondu que l’arrondissement était déjà au fait de cette situation et que des démarches avaient été entreprises auprès des services concernés quant aux suites qui pourraient être données au dossier.

Un calvaire presque centenaire

Selon l’historienne Raymonde Clouet, la croix de chemin de l’avenue Royale a été érigée vers 1918 sur le terrain du cultivateur Louis-Michel Grenier, mais aucune source historique n’a permis de connaître le motif ayant conduit à son érection à cet endroit.

Le cultivateur Anthyme Labelle devient propriétaire du terrain en 1934 et le calvaire prend une place importante dans la vie quotidienne des gens qui viennent y réciter des prières à des moments précis de l’année comme le mois de Marie, la Fête-Dieu, le mois du Rosaire et la fête de Sainte-Anne, alors que des pèlerins qui se rendent à pied à la basilique s’y arrêtent en chemin pour prier et prendre un peu de repos.

Ce terrain est aujourd’hui la propriété de la firme d’architectes Bouchard & Laflamme. Il y a une dizaine d’années, quelques membres du Conseil des Chevaliers de Colomb de la Nativité de Notre-Dame de Beauport avaient repeint bénévolement la croix et le Christ.

Beauport Express, membre du Groupe Québec Hebdo.

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