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14:05 24 avril 2014 | mise à jour le: 24 avril 2014 à 14:05 temps de lecture: 3 minutes

Crues de la rivière Montmorency: Deux évacuations de résidents en six ans

INONDATIONS – Le doux temps hivernal marqué par de fortes pluies a fait sortir de son lit la rivière Montmorency à quelques reprises dans le secteur nord de l’arrondissement de Beauport causant deux évacuations en six ans d’une trentaine de résidents des rues de Cantaloup et des Trois-Saults.

Le Beauport Express est retourné, hier, sur les lieux des inondations causées par le débordement de la rivière Montmorency pour obtenir des commentaires de quelques personnes qui demeurent dans ces deux secteurs.

Habitant l’une des 13 résidences occupées à l’année de la rue de Cantaloup, Julie Bourque connait les soubresauts de la rivière depuis 1994. «Il y a presque toujours des embâcles, mais on en a connu deux importants en six ans. Nous avons été évacués en janvier 2008 et en avril cette année. Quand on habite ici, on doit s’attendre à ce genre de situation, mais humainement c’est difficile à vivre. On a besoin d’aide à un certain moment. C’est un choix de vie», confie Mme Bourque.

Chanceuse que l’eau ne soit pas montée sur son terrain parce qu’il est situé un peu plus haut sur le bord de la rivière, Mme Bourque a tout de même été évacuée par mesure de sécurité avec l’aide d’une chargeuse à neige parce qu’il y avait 36 pouces d’eau dans la rue.

«Ce que j’ai constaté, c’est que les inondations sont plus importantes près du petit ponceau et de l’étang intérieur situé au pied de la falaise parce que les amoncellements de glace causés par les embâcles empêchent l’eau du ruisseau qui s’y trouve de s’écouler librement dans la rivière. Ça refoule toujours à cet endroit».

24 ans aux Trois-Saults

Sylvie Falardeau demeure depuis plus de 24 ans dans le secteur des Trois-Saults près de l’usine de traitement des eaux des Ilets et en a vu passer des «montagnes» de glace sur la rivière Montmorency.

«J’ai été chanceuse pendant toutes ces années. Je n’ai jamais été évacuée et personne ne va me faire sortir de ma maison. C’est un phénomène qui se produit depuis six ans, mais je suis capable de vivre avec ça parce que ma maison est située sur un terrain assez haut. Par contre, un de mes voisins, Conrad Guillemette, y a goûté cette année parce que sa maison est plus basse et plus près de la rivière».

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