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19:50 2 septembre 2014 | mise à jour le: 2 septembre 2014 à 19:50 temps de lecture: 3 minutes

Vif désaccord entre la Ville de Québec et un citoyen

SECTEUR PATRIMONIAL. Deux bâtiments de 18 logements prendront place sur le terrain de deux anciennes maisons patrimoniales dans le quartier Everell, sur le boulevard Sainte-Anne. Alors qu’un retraité de Beauport, Luc B. de Passillé, clame que la conseillère Julie Lemieux l’avait rassuré lors d’un conseil de ville en 2012, en lui disant que les maisons du quartier resteraient intactes; celle-ci réplique que les deux maisons avaient un faible pourcentage patrimonial. Entrevue avec les deux partis.

Selon Luc B. de Passillé, 25 maisons sont jugées patrimoniales entre la rue du Manège, et où la rue Soriole, qui aboutit sur le boulevard Sainte-Anne, et plaint la densification qui s’attaque à des bijoux, selon lui. «En tout respect pour M. B. de Passillé, il y a quand même des imprécisions et une mauvaise compréhension des règlements. Il a le droit de ne pas être d’accord, mais en même temps, on le fait dans le meilleur intérêt du quartier», précise la conseillère municipale Julie Lemieux, entre autres que le quartier Everell est traité par la Commission d’urbanisme.

Du porte à porte par les contacteurs?

Une autre politique qu’il tient à dénoncer, est le porte-à-porte des contacteurs, pour acheter une propriété le double du prix. «J’en parle en connaissance de cause parce que la maison de ma mère, qui est occupée par ma sœur, sur le boulevard Sainte-Anne, a été visitée par ces contacteurs, tout comme les deux voisins qui ont une maison patrimoniale. Ma sœur a refusé», indique-t-il. La conseillère municipale n’était pas au courant. «Je n’ai pas entendu parler de ça, je sais que ça avait lieu il y a quelques années quand il y avait moins de protection des maisons patrimoniales. On s’est assuré de protéger ce doit être protégé dans le quartier.»

Des maisons ayant une faible valeur patrimoniale

M. B. de Passillé clame que la conseillère s’était faite rassurante lors d’une assemblée de conseil de ville en 2012.. «Elle nous a dit : on va faire quelque chose de spécial, souligne-t-il. On va faire un règlement qui va protéger cette zone comme étant patrimonial, et à ce moment, elle sera sous la protection de la Commission d’urbanisme et de protection de Québec.» «Dans ce cas-ci, ce sont deux maisons qui avaient été jugées de valeur patrimoniale faible, la Commission n’a pas vu la pertinence d’interdire la démolition», réfute Mme Lemieux, qui précise qu’elle n’a pas de pouvoir sur la Commission d’urbanisme, et qu’il faut voir l’avenir du quartier. «Il faut penser que le boulevard Sainte-Anne, c’est un axe important pour la densification, très près du centre-ville, mentionne Mme Lemieux. On ne peut ne pas freiner complètement le développement du quartier.» Beauport Express, membre de Québec Hebdo

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