Actualités
16:30 30 octobre 2014 | mise à jour le: 30 octobre 2014 à 16:30 temps de lecture: 4 minutes

Des citoyens déplorent l’absence de deux secteurs historiques

PATRIMOINE URBAIN. Le quartier Everell qui compte plusieurs anciennes villas bourgeoises à proximité du boulevard Sainte-Anne et le site de l’ancien moulin des Jésuites dans le secteur Giffard devraient faire partie du plan de conservation du site patrimonial de Beauport.

C’est ce qu’ont fait valoir quelques citoyens présents à la soirée d’information sur le plan de conservation du site patrimonial de Beauport initiée par le Conseil du patrimoine culturel du Québec qui a réuni, la semaine dernière, à l’hôtel Ambassadeur, une cinquantaine de personnes intéressées par cette consultation publique.

Propriétaires de maisons anciennes construites dans l’arrondissement historique, qui s’étend sur 6 km de part et d’autre de l’avenue Royale entre le parc des Martyrs à Giffard et le parc de la Chute-Montmorency à Courville, représentants de la Société d’art et d’histoire de Beauport, commerçants et résidents de secteurs adjacents ont alors eu l’opportunité de prendre connaissance du document.

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec y présente ses orientations en vue de la préservation, de la réhabilitation et de la mise en valeur du site patrimonial de Beauport, en fonction de ses valeurs patrimoniales et de ses éléments caractéristiques.

Des territoires connexes à protéger

Pour l’ancienne présidente du Conseil de quartier du Vieux-Moulin, Marie-France Legault, le site historique du moulin banal des Jésuites, où l’on retrouve encore plusieurs vestiges intéressants, représente un endroit majeur qui devrait être mis en valeur dans ce secteur de Giffard.

Ajoutant que des manufactures s’étaient aussi implantées le long du ruisseau du Moulin au tournant de 1900, Mme Legault a demandé au Conseil du patrimoine culturel du Québec s’il était possible d’agrandir les limites du site patrimonial de Beauport afin d’inclure cet ancien secteur industriel dans le plan de conservation.

Il en a été de même pour M. Luc de Passillé, un résident du quartier Everell qui a aussi proposé que ce secteur de villégiature des années 1920, dont les propriétés s’étendaient jusqu’au fleuve, puisse être intégré dans ce plan.

Inquiet de la densification urbaine sur le boulevard Sainte-Anne, M. de Passillé a noté dans son intervention les dangers de voir démolir de ces belles maisons pour faire place à des édifices à condos éliminant les percées visuelles sur le fleuve.

Un esprit d’ouverture

Membres du comité d’audition, le président du conseil Yves Lefebvre et l’urbaniste émérite Serge Filion ont démontré un esprit d’ouverture à ces demandes en mentionnant que l’agrandissement des limites du site patrimonial de Beauport était possible, mais que le processus pourrait être long.

Cette rencontre d’information sera suivie dans un deuxième temps par une audience publique qui se tiendra au même endroit, le mercredi 3 décembre à 19h, afin de permettre aux citoyens et aux groupes de s’exprimer sur ce plan. Pour ce faire, les inscriptions doivent parvenir par téléphone au 418 643-8378 ou par courriel à l’adresse consultation.publique@cpcq.gouv.qc.ca avant le 14 novembre à 16h.

Des mémoires peuvent également être transmis par le site Web de l’organisme en complétant le formulaire en ligne au http://www.cpcq.gouv.qc.ca ou adressés au Conseil du patrimoine culturel du Québec, 225, Grande Allée Est, Québec, G1R 5G5, au plus tard le 14 novembre.

Une copie du plan de conservation est disponible pour consultation à la bibliothèque Étienne-Parent du lundi au vendredi de 8h à 21h, ainsi que le samedi et le dimanche de 8h à 17h.

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *