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19:16 22 septembre 2014 | mise à jour le: 22 septembre 2014 à 19:16 temps de lecture: 3 minutes

L’arrivée d’ex-détenus inquiète des résidents du secteur Everell

RÉINSERTION SOCIALE. La construction sur le boulevard Sainte-Anne du nouvel édifice du Centre résidentiel communautaire (CRC) Le Pavillon, qui accueillera au printemps 2015 une trentaine d’ex-détenus en réhabilitation et réinsertion sociale, inquiète plusieurs résidents du quartier Everell.

Déçus de ne pas avoir été consultés par l’administration municipale avant l’acceptation de ce projet à proximité de leur demeure, plusieurs citoyens estiment avoir été bernés et tenus dans l’ignorance malgré de nombreuses demandes adressées à des représentants de la Ville de Québec pour savoir quel type de projet de construction avait été autorisé tout près de chez eux.

Le réflexe du «pas dans ma cour!» a aussitôt refait surface chez des résidents des condos situés à proximité et des citoyens demeurant sur la rue Sauriol dès qu’ils ont su l’arrivée d’ex-détenus dans leur secteur, mais il était trop tard.

«Ça fait un mois et demi qu’on essaie d’en connaître plus sur ce projet. Aujourd’hui, ce n’est pas un honneur de savoir qu’il y aura dans le quartier des gens dangereux qui ont déjà fait de la prison. Ça va sûrement avoir un effet négatif sur la valeur des propriétés», estime un des résidents des condos Sainte-Anne sur le fleuve qui désire garder l’anonymat.

Une opération «camouflage»

Pour Stéphane Delisle, qui demeure au 408, rue Sauriol, juste en arrière du nouvel édifice, il s’agit ni plus ni moins d’une opération «camouflage» orchestrée pour ne pas faire peur aux citoyens et faire en sorte que le projet se réalise sans opposition des gens du secteur.

«Ça n’a pas de bon sens. Il m’a fallu parler à six ou sept personnes de la Ville avant de savoir enfin qu’est ce qui se construisait là. J’appelle ça du camouflage. J’espère qu’il n’y aura pas de pédophiles dans ce nouvel édifice parce qu’il y a deux terrains de soccer pour des jeunes à proximité, une piste cyclable et que plusieurs enfants demeurent dans le secteur. Aux États-Unis, ce genre de maison de transition est placé dans des parcs industriels et non dans des quartiers résidentiels», déplore M. Delisle dans une entrevue avec le Beauport Express.

Quant à l’orientation est ouest du bâtiment, parallèle au boulevard Sainte-Anne, M. Delisle se demande bien quel ingénieur a autorisé cette implantation qui enlève les percées visuelles sur le fleuve, dont les résidents de la rue Sauriol bénéficiaient depuis toujours.

«Je ne suis pas contre le développement, mais on aurait pu le construire de façon perpendiculaire au boulevard comme plusieurs autres édifices récents et on aurait quand même pu voir un peu le fleuve. C’est vraiment pas fort», ajoute M. Delisle.

Le Beauport Express a tenté en vain d’obtenir les commentaires de la présidente de l’arrondissement Marie France Trudel sur ce dossier.

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