Beauport Express
10:21 26 mai 2021 | mise à jour le: 26 mai 2021 à 10:21 temps de lecture: 4 minutes

Les thérapeutes à poils de la clinique Humanimaux

Les thérapeutes à poils de la clinique Humanimaux
Le cochon d’Inde Louis peut vous donner un coup de main dans votre thérapie. Photo Métro Média – Jean Carrier

Soins mentaux. La clinique Humanimaux anciennement la clinique Amis-Maux fait figure de pionnière pour le traitement des problèmes psychologiques avec l’assistance des animaux. Cette forme de zoothérapie est présente depuis le début de l’aventure.  

Danny Létourneau en compagnie de la tourterelle Fudge. Photo Métro Média – Jean Carrier

 

«Notre groupe est devenu propriétaire en pleine pandémie en avril 2020. La fondatrice Valérie Gosselin avait besoin de repos, mais même si nous avons changé le nom de la clinique, le principe de base de la thérapie assistée par l’animal reste le même», explique la travailleuse sociale et psychothérapeute Danny Létourneau.

Selon celle qui est avec l’entreprise depuis 2008, la présence d’animaux amène une dynamique complètement différente et une vision différente de la thérapie. «Les animaux aident les humains à s’autoréguler et améliorent l’ambiance. Les animaux sont spécialement efficaces avec les enfants et les adolescents qui ne voudraient rien savoir de la thérapie autrement.»

Ménagerie intéressante

Évidemment, ce n’est pas tous les animaux qui sont faits pour ce boulot important. Les animaux nerveux sont éliminés très rapidement.

«Nous avons des chats, des chiens, des tourterelles, des cochons d’Inde et même des rats qui sont populaires avec les adolescents. Chaque animal a sa personnalité et habituellement ce sont les clients qui font le choix de l’animal. C’est important qu’ils puissent s’identifier à eux.»

Les animaux de la clinique jouissent également d’un soin très important. «On prend les animaux quand ils sont bébés pour les socialiser rapidement avec les humains. Quand un animal est utilisé pour une séance, il est toujours en période de repos après. C’est important qu’il puisse avoir du temps pour lui sans se faire manipuler constamment. Pour les animaux qui ne passent pas le test, on trouve des familles pour les accueillir.»

La clinique a terminé quatrième aux récents prix Desjardins des stars du réseau de la santé (SRS) dans la catégorie humain pour son humanisation des services professionnels. Photo Métro Média – Jean Carrier

L’anxiété fait des ravages

Pour la psychothérapeute d’expérience, il n’y a aucun doute que l’approche privilégiée par la clinique est une voie à suivre avec près de 90% des cas reliés à l’anxiété.

«L’animal apaise immédiatement l’être humain. Si je prends l’exemple d’un jeune qui est trop turbulent et un peu trop dur et qu’il doit flatter une tourterelle, il devra s’adapter. Il y a également plusieurs techniques que l’on peut utiliser, mais le (modeling) est efficace. Le client va transposer ses problèmes avec celui de l’animal. Il fait confiance à l’animal et il ne se sent pas jugé par celui-ci.»

La copropriétaire avoue que les temps actuels n’ont rien fait pour améliorer la situation. «Je crois que cela va aller en augmentant. Il n’y a vraiment pas beaucoup de cliniques comme la nôtre et les gens habitant très loin n’hésitent pas à venir nous voir pour consulter.»

Plusieurs projets

La clinique, qui a vu ses ambitions être ralenties en raison de la crise sanitaire, entretient encore plusieurs projets pour le futur.

«Nous avons eu des moments difficiles financièrement avec la COVID-19, mais tout est rentré dans l’ordre. Nous avons actuellement 21 professionnels et en temps normal on varie entre 25 et 30 professionnels. Nous voudrions ouvrir une nouvelle clinique à moyen terme sur la Rive-Sud. Nous avons également un projet d’utiliser des animaux exotiques comme des serpents et des lézards. Nous voudrions également avoir un partenaire pour l’utilisation de chevaux dans certaines thérapies et nous participons présentement à un projet de recherche sur les impacts de l’intervention assistée par les animaux sur une clientèle âgée de trois à seize ans souffrant d’anxiété. Il y a étrangement très peu de documentation sur le phénomène.»

Un rat très populaire avec les adolescents. Photo Métro Média – Jean Carrier

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