Beauport Express
10:29 11 décembre 2019 | mise à jour le: 11 décembre 2019 à 10:29

Rencontre avec la nouvelle députée de Beauport-Limoilou: les différents chapeaux de Julie Vignola

Rencontre avec la nouvelle députée de Beauport-Limoilou: les différents chapeaux de Julie Vignola
Julie Vignola a mentionné que la transition avec le député Alupa Clarke s’était déroulée de façon correcte. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

PROFIL. Professeure, mère de famille, historienne et grande partisane du travail en collaboration; la nouvelle députée de Beauport-Limoilou ne possède pas une vaste expérience comme politicienne, mais elle peut compter sur son passé pour l’aider dans ses nouvelles fonctions.

«L’histoire, ce n’est que de la politique en réalité», mentionne d’entrée de jeu la femme de 42 ans originaire de Fermont sur la Côte-Nord.

Cette professeure d’anglais, de géographie et d’histoire a beaucoup voyagé avec sa famille, passant de Sept-Îles, Rivière-du-Loup, et Drummondville pour faire une histoire abrégée, mais c’est dans son enfance que son attirance pour la politique a commencé.

«Le député péquiste Denis Perron était un ami de la famille et il venait souper à la maison quand il était de passage à Fermont. Il était très impliqué dans la communauté et il était facile d’accès. Même si j’étais jeune à l’époque, il répondait à mes questions sur la politique. Il m’a donné un intérêt pour le sujet et je veux être proche des gens également.»

Décision familiale

Se lancer en politique demeure toujours une aventure périlleuse et si la demande n’était pas venue expressément du chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, il n’y aurait probablement jamais eu de Julie Vignola dans le paysage politique québécois. «Il y avait un candidat bloquiste très solide à Drummondville et j’étais prête à l’aider à se faire élire. Je ne m’attendais vraiment pas à me faire demander de donner ma candidature dans Beauport-Limoilou.»

Julie Vignola est mère d’une fille de 20 ans et de trois garçons âgés de 16,11 et 8 ans. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

Cette demande a soulevé une intense interrogation chez la mère de quatre enfants. «La décision a été prise par la famille au complet. Si un de mes enfants n’avait pas accepté, je ne l’aurais pas fait. Comme c’était unanime pour mes enfants et mon conjoint, j’ai loué un appartement dans le quartier Maizerets et je me suis lancé. Maintenant que la victoire aux élections est passée, je m’aperçois que le plus difficile est le fait d’habiter seule alors que je voyage à Drummondville pour voir mes enfants environ deux jours la fin de semaine», mentionne l’ancienne professeure du Collège Saint-Bernard.

Priorités

Plusieurs sujets d’importance seront abordés lors de son mandat par la nouvelle députée, qui tient à améliorer la qualité de vie des citoyens. «La qualité de l’air pour la circonscription Beauport-Limoilou est cruciale. Il y a des impacts importants sur la santé à long terme et je veux travailler pour améliorer la situation avec les citoyens et toutes les personnes impliquées.»

Le projet Laurentia attire également l’attention de la nouvelle élue alors qu’elle a déjà eu un entretien avec Mario Girard du Port de Québec. «Je suis inquiète pour l’environnement et je veux être certaine que le port fait le maximum en la matière. Si je juge que le projet est nécessaire, je vais lui donner mon appui. Cependant, la priorité demeure l’environnement.»

Le dernier point important est le salaire médian très bas de la circonscription. «Beauport-Limoilou se classe au 329e rang sur 338 au Canada à ce niveau. Il y a beaucoup de gens sur le territoire qui gagnent un salaire inférieur à 5000$ pour l’année et c’est carrément insuffisant. Encore une fois je ne serai pas seule, je vais travailler avec la population, les entreprises et les gens du milieu pour essayer d’améliorer la situation. J’invite également tous les gens de la circonscription à venir me parler en cas de problème. Si c’est un problème que je peux régler, je vais le faire.»

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Commentaires 1

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  • Michel Roy

    Bien hâte de voir quand est-ce que le dossier de la fraude au G7 sera finalement questionné à la chambre des communes, pour l’instant, impossible de rencontrer la député depuis les élections, pourtant la fraude fédérale et le faux rapport du service d’apprivoisement c’est grave.