Beauport Express
10:52 24 octobre 2019

Survivante du cancer: la deuxième vie de Paule Laflamme

Survivante du cancer: la deuxième vie de Paule Laflamme
Cela fait maintenant 5 ans que Paule Laflamme a reçu sa condamnation à mort. La Beauportoise assure que l’impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de sa tête persiste. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

SANTÉ. Après deux mois à être tour à tour constipé et souffrir de diarrhée, Paule Laflamme décide de passer une colonoscopie. Le 24 juillet 2014, elle reçoit un diagnostic d’un cancer colorectal stade 3 avec métastases à des organes vitaux. Le deuxième cancer le plus meurtrier au Canada.

«Je me souviens m’être posé des milliers de questions. La marche de retour dans l’hôpital était longue. J’ai marché ce qui m’est apparu comme le plus long corridor de toute ma vie. Tu te sens seule et tu as peur, un sentiment que je n’oublierai jamais», explique Paule Laflamme.

La Beauportoise trouve après de nombreux efforts un chirurgien qui accepte de l’opérer. L’opération pour enlever la tumeur et les traitements de chimiothérapie qui vont suivre sont réalisés uniquement dans le but de prolonger sa vie et ne se veulent aucunement curatifs.

Dans la deuxième traitement de chimiothérapie, Paule fait la rencontre de Marie-Josée, une psychologue en oncologie. Elle lui demande s’il y a quelque chose qu’elle peut faire pour l’aider à guérir comme de l’exercice ou de la médication. «Elle m’a dit qu’il n’y avait rien à faire et que j’avais simplement pigé le mauvais numéro. J’ai répondu que je ne me souvenais pas d’avoir participé à une loterie pour ma vie. J’étais en total désaccord avec elle  et que je n’étais pas victime de malchance. J’ai décidé à ce moment que mon corps avait créé ce cancer et que c’est mon corps qui m’aiderait à guérir. Je n’ai plus jamais consulté cette psychologue.»

Photo du lancement du livre de Paule Laflamme. (Photo gracieuseté)

Changement drastique

Après avoir épluché beaucoup d’informations sur son cancer, Paule Laflamme dit s’être donné un coup de pied au derrière. «J’étais déjà végétarienne, mais j’ai changé mon alimentation pour aider mon corps à devenir plus alcalin. Le sucre est éliminé de mon alimentation et j’essaie également de marcher et bouger beaucoup pour oxygéner le plus possible mon sang. J’ai éliminé tout le stress qu’il y avait dans ma vie. J’ai éliminé les relations personnelles toxiques que je pouvais avoir et aussi le stress relié au travail», mentionne celle qui était entrepreneure et qui a également travaillé en marketing.

La massothérapie a aussi eu son rôle à jouer alors que la patiente n’hésitait pas à recourir à cette pratique pour se départir du stress. «J’ai essayé plein de choses qui sont toutes mentionnées dans le livre. Il n’y a pas de recette miracle et je pense que c’est un ensemble d’éléments qui m’ont permis de m’en sortir.»

La bonne nouvelle

Après 12 séances de chimiothérapie qui sont loin d’être une sinécure, elle reçoit l’information qu’elle est en rémission. Une nouvelle dont la femme de 57 ans sera éternellement reconnaissante. Cela fait maintenant cinq ans. «La chimiothérapie c’est l’enfer, c’est un coup de masse que tu reçois. Tu n’as aucune énergie et je ne pense pas que je le referais si ça devait m’arriver à nouveau. Ma conjointe m’a également beaucoup aidée parce qu’elle a elle-même combattu avec succès un cancer. Maintenant, je m’aperçois que j’ai perdu ma vie à essayer de la gagner. Je prends le temps de profiter de la vie et du moment présent. La vie actuelle est tellement effrénée, tout se passe à 130 km/h alors que je préfère rouler à 85km/h», mentionne-t-elle à la blague.

Une trace

Le cheminement de Paule Laflamme est maintenant disponible avec son livre <@Ri>Maudit Côlon<@$p> qu’elle a lancé à la Fondation québécoise du cancer. L’organisme recevra une partie des profits. «Au début, j’ai écrit mon livre pour moi-même. C’était mon exutoire. Je me suis rendu compte que cela pouvait servir à plein de gens qui traversent la même épreuve. Une personne sur deux sera atteinte du cancer. Je ne suis pas écrivaine et je garantis que c’est le seul livre que je vais produire, j’espère simplement qu’il servira positivement à beaucoup de personnes», termine bien humblement cette battante.

 

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