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16:14 12 août 2019

Mouvement social clean beauty: deux soeurs veulent faire changer les lois sur les cosmétiques

Mouvement social clean beauty: deux soeurs veulent faire changer les lois sur les cosmétiques
Les trois pires ingrédients nocifs pour la santé selon les deux sœurs que l’on peut retrouver dans les produits cosmétiques sont l’aluminium, les parabens et le rétinol. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

SANTÉ. Avec plus de 1,6M de publications sur la plateforme Instagram, le mouvement social clean beauty prend de l’ampleur. Cette idéologie de faire attention à ce que l’on applique sur notre corps est plutôt novatrice et englobe non seulement les cosmétiques, mais aussi les déodorants et les shampoings. Ariane Lacerte et sa sœur Jessica tentent de sensibiliser les gens à cette nouvelle problématique.

«Nous sommes rendus à une ère où l’on mange bien et on fait de l’exercice de façon régulière, il faut aussi faire attention à ce que l’on applique sur notre corps. Il y a seulement 15 à 20% des cancers sur la planète qui sont héréditaires ce qui m’incite à essayer de contrôler ce que je place sur mon corps et mon visage», mentionne Ariane Lacerte, une Beauportoise, qui étudie en communication à l’Université de Sherbrooke.

Pour sa sœur Jessica, son adhésion au mouvement faisait partie de sa résolution de 2019. «Les gens ne prennent pas le temps de regarder les ingrédients sur les cosmétiques, mais quand on y porte attention il y a beaucoup de choses qui s’y trouvent qui ne devraient pas être là. Il y a plusieurs choses que l’industrie de la beauté ne nous dit pas. Évidemment, ce n’est pas seulement la présence des ingrédients proscrits qu’il faut regarder, mais aussi la proportion de ces ingrédients dans la composition du produit.»

Selon les sœurs Lacerte, le mouvement social prendra beaucoup d’ampleur dans un avenir rapproché. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

On retrouve chez Santé Canada une liste critique de 600 ingrédients qui ne devraient pas se trouver dans la composition des cosmétiques. Pour les sœurs Lacerte, le gouvernement doit en faire plus. «Les compagnies de cosmétiques ne sont pas obligées de respecter cette liste et il arrive souvent qu’un ingrédient inscrit dans cette liste critique se retrouve dans la composition d’un produit. Nous voudrions avoir une plus grande liste d’éléments proscrits. En Europe où le mouvement clean beauty est plus fort, c’est plus de 1400 ingrédients qui sont inscrits sur la liste et les compagnies sont obligées de la respecter. C’est une loi et non un règlement et c’est ce que nous voulons pour le Canada», affirment les deux jeunes femmes.

Les deux militantes ont même contacté leur député fédéral local par courriel pour la possibilité d’entreprendre des démarches et elles attendent patiemment un retour.

Conférences

Ariane Lacerte souhaite continuer à faire connaître ce mouvement qui s’adresse également aux hommes. «Tout le monde est concerné, j’ai organisé une conférence l’an dernier à l’Université de Sherbrooke et j’aimerais faire la même chose cette année en ajoutant l’Université Laval et possiblement des cégeps de la région. J’aime sensibiliser les gens et la population est intéressée au problème. Les gens peuvent également en savoir plus sur le mouvement par les réseaux sociaux», termine l’étudiante de 21 ans.

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