Beauport Express
12:29 28 juin 2019

L’Atelier des bambins ferme ses portes: un dernier colleux pour madame Jocelyne

L’Atelier des bambins ferme ses portes: un dernier colleux pour madame Jocelyne
Un peu de déguisement et de maquillage pour la dernière activité de l’organisme. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

COMMUNAUTÉ. C’était la dernière activité pour l’organisme beauportois l’Atelier des bambins qui offre des activités diverses pour les enfants de trois à cinq ans. Après 30 ans à s’occuper des enfants au Centre de loisirs La Sablière, Jocelyne Thibault a le cœur déchiré.

«Pour moi, ce fut 30 belles années. J’adore les enfants et je comprends les raisons pour lesquelles l’organisme ferme ses portes, mais je n’étais pas prête à arrêter», précise la femme âgée de 64 ans.

Sarha Lambert a vu ses propres enfants fréquenter l’organisme, mais la vice-présidente assure qu’il était temps de mettre la clé dans la porte. «Ça me fait beaucoup de peine, mais il y a eu une diminution progressive de la clientèle. Avec le début des maternelles quatre ans et l’ouverture de centres de la petite enfance (CPE) dans le secteur, la compétition était féroce. La réalité est que les deux parents doivent travailler maintenant et ils ont besoin pour leurs enfants de lieux ouverts toute la journée. Dans notre cas, on ne pouvait faire que les matinées comme c’est prévu par la loi (trois heures maximum) pour les organismes sans but lucratif.»

Des débuts fracassants

Si le manque de clientèle est devenu important dans les dernières années, il n’était rien de tel dans les débuts de l’organisme. «Je me souviens que ça faisait la file jusque dans la rue pour inscrire ses enfants, il y avait vraiment beaucoup d’inscriptions et nous étions le seul organisme du genre dans le secteur. Je suis reconnaissante parce que j’ai été privilégiée d’avoir cet emploi auprès des jeunes pendant 30 ans. Pour moi, c’était le paradis», avoue Jocelyne, qui n’a pas la moindre idée vers où l’avenir va la diriger.

L’amour des enfants pour madame Jocelyne est indéniable. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

Deux générations

Après trois décennies à jouer avec des enfants, il arrivait souvent à Jocelyne Thibault de revoir certains visages familiers. «Je m’occupe des enfants des premiers enfants que j’ai vus quand je suis arrivée à l’atelier. C’est toujours spécial quand ça arrive. Quand je vais faire l’épicerie, ça me prend toujours plus de temps que prévu parce que je reconnais souvent des personnes dont je me suis occupée.»

Rencontrés lors de la fête de fin d’année de l’organisme, les enfants, eux, étaient dans le moment présent et ne semblaient pas avoir la moindre préoccupation concernant la fermeture de l’organisme. Ils jouaient, riaient et semblaient avoir un plaisir fou avec celle qu’ils appellent tout simplement madame Jocelyne.

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