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11:29 29 janvier 2019

L’amateur de casse-tête qui fabrique des vitraux

L’amateur de casse-tête qui fabrique des vitraux
Un vitrail qui est fabriqué actuellement peut avoir une durée de vie de 400 ans. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

PORTRAIT. Pierre Duchesneau est un auto-didacte qui a fondé l’entreprise La vie en verre en 1996 et qui s’amuse à travailler le verre depuis. Il possède l’une des rares entreprises à encore fabriquer des vitraux dans la région de Québec, même si son aventure dans l’industrie du verre a connu des hauts et des bas depuis ses débuts.

Ce métier peu commun amène la relaxation à celui qui le pratique. «C’est plus simple et accessible que les gens peuvent penser à la base. Il faut simplement beaucoup de concentration et être patient. J’aime le défi que le travail du verre apporte et quand il y a un problème, il y a toujours une solution technique que l’on peut trouver. Ça développe la zénitude», déclare-t-il à la blague.

Le verre est utilisé à toutes les sauces. (Photo Métro Média – Jean Carrier)
Une photo qui démontre l’aspect casse-tête d’un vitrail. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

Pour pouvoir accomplir son travail, Pierre Duchesneau se procure les feuilles de verre de toutes les couleurs possibles aux États-Unis. Il y a plus de 1000 sortes de verre et le propriétaire soutient qu’il en possède plus de 750 dans son atelier pour une valeur d’environ 50 000$.

Pour fabriquer un vitrail, un modèle sur papier est tout d’abord fait pour le morceau que l’on veut créer. Par la suite, il faut couper chaque pièce de verre et l’assembler un peu comme un casse-tête. «Plus un vitrail contient de pièces différentes, plus il est long à produire. La grosseur du produit final joue aussi dans l’équation. Chaque travail est différent et pour un vitrail complexe avec plusieurs pièces de verre différentes, je peux facilement travailler 250 heures pour arriver au produit final.»

«Je fais de la fusion de verre, de la pâte de verre et de la peinture de verre grisaille en plus de garder la production de vitraux. Je ne fais pas de verre soufflé, mais ça laisse quand même place à une multitude de possibilités. Je fais des objets décoratifs sur mesure en plus d’y aller parfois avec des œuvres personnelles exclusives. La restauration fait aussi partie de l’expertise du commerce.»

Montagnes russes

Pierre Duchesneau se souvient très bien des débuts de son entreprise et de son départ canon. «Je suis à Beauport depuis l’an 2000 et ça marchait très bien jusqu’en 2008. À partir de ce moment, la demande a baissé et il y a eu un déclin. Il a fallu que je restructure le commerce pour rester rentable.»

Une restructuration où ses deux employés ont dû quitter par manque de boulot et où une diversification de la production s’est imposée. La boutique fonctionne maintenant sur rendez-vous seulement.

Rêve artistique

Le four qui sert à chauffer le verre. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

Bien qu’il adore son boulot, Pierre Duchesneau entretient le rêve de pouvoir un jour vivre de son métier comme artiste. «Il y a une différence entre suivre un modèle et faire des pièces qu’un client a commandé et simplement y aller avec une production de son cru. J’adorerais faire simplement de la création.»

Pour consulter le site internet de l’entreprise. www.lavieenverre.com/

Pierre Duchesneau a déjà donné des cours pour travailler le verre, mais il laisse ce domaine à l’atelier St-Elme maintenant. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

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