16:05 9 septembre 2022 | mise à jour le: 9 septembre 2022 à 16:05 Temps de lecture: 2 minutes

Le chef du PQ veut relancer le débat sur la monarchie britannique

Le chef du PQ veut relancer le débat sur la monarchie britannique
Photo: Jason Paré / Métro

Au lendemain du décès de la reine Elizabeth II, le chef du Parti québécois (PQ) affirme qu’il est temps d’ouvrir une discussion sur la place de la monarchie britannique au Québec. Il promet de relancer le débat sur l’abolition du poste de Lieutenant-gouverneur au cours de la présente campagne électorale.

Lors d’un point de presse portant sur l’éducation, Paul St-Pierre Plamondon a été interrogé au sujet de son gazouillis remettant en question la décision de François Legault de mettre le drapeau du Québec en berne pour souligner le décès de la reine Elizabeth II.

S’il reconnaît que le moment était mal choisi pour partager cette opinion, le chef du PQ précise qu’il n’aurait pas pris la même décision que François Legault s’il avait été le premier ministre du Québec.

«J’aurais envoyé quelqu’un aux funérailles, j’aurais envoyé une missive très claire sur le fait qu’on partage leur deuil et qu’on leur offre nos sympathies et notre respect, mais je n’aurais pas mis le drapeau en berne», soutient Paul St-Pierre Plamondon.

Le chef du PQ et candidat dans Camille-Laurin admet en revanche que sa réaction a été «trop spontanée» et que cette discussion peut attendre à plus tard. Il a rappelé qu’il a offert hier ses sincères condoléances à la famille de la monarque et à la nation anglaise.

«Il faut se souvenir que le Québec est un pays conquis et que la monarchie nous a été imposée par la conquête», a-t-il cependant ajouté, expliquant qu’au-delà de la personne, la reine représente l’institution de la couronne britannique «qui a causé un préjudice important tant aux Québécois qu’aux nations autochtones».

«La couronne britannique, ce sont les Acadiens qui ont été déportés, ce sont les Patriotes qui ont été pendus et dans l’histoire plus récente, c’est le rapatriement de la Constitution [canadienne] sans le consentement du Québec», conclut Paul St-Pierre Plamondon.

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