13:58 15 octobre 2021 | mise à jour le: 18 octobre 2021 à 12:56 Temps de lecture: 3 minutes

Une première diagnose en 15 ans au lac Saint-Joseph

Une première diagnose en 15 ans au lac Saint-Joseph
Photo: gracieuseté - CBJCEn plus d’être un endroit prisé par les villégiateurs, le lac Saint-Joseph est la source d’eau potable de plus de 2 300 citoyens.

La Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC) lancera un nouveau processus de diagnose du lac Saint-Joseph, au courant de l’année 2022. «C’est important pour nous de voir l’évolution du lac depuis la dernière fois qu’on a mené une analyse d’envergure», explique le directeur général de l’organisme, Michaël Leblanc.

La dernière diagnose de l’étendue d’eau visée par la CBJC remonte à 2006, soit il y a 15 ans. «Nous pensons que c’est nécessaire d’apporter plusieurs mises à jour aux données dont on dispose pour l’instant. Un lac, ça change énormément au fil des ans et on veut connaître les différentes données pour dresser un portrait écologique aussi fidèle à la réalité que possible», fait-il valoir.

Selon M. Leblanc, la diagnose qui devrait s’échelonner sur les trois ou quatre prochaines années permettra également aux équipes de terrain de l’organisation d’obtenir encore plus d’informations qu’il n’était possible d’en amasser à l’époque. Différentes avancées technologiques offrent désormais la possibilité d’ajouter des indicateurs, comme celui qui mesure la présence de métaux lourds dans l’eau.

Au cours du processus à venir, l’organisme analysera entre autres la qualité de l’eau et la santé de la flore, la présence et l’état de la faune, les sources de danger potentielles pour le plan d’eau, la conformité des installations sanitaires autonomes autour du lac et l’impact de la présence des embarcations à moteur.

Pour les citoyens

D’après le directeur général de la CBJC, le processus de diagnose comptera également une analyse de l’accessibilité du lac auprès des riverains. «C’est bien beau de faire des études et de comprendre comment le lac se porte, mais ça ne sert à rien si on ne tient pas compte de l’opinion des gens pour qui l’étendue d’eau fait partie de leur quotidien.»

Comme ça avait été le cas en 2006, le projet de caractérisation du lac Saint-Joseph sera  financé par les villes de Lac-Saint-Joseph, Fossambault-sur-le-Lac et Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier qui sont toutes les trois riveraines du lac Saint-Joseph.

«On est allé voir les différentes municipalités avec notre projet et elles ont toutes répondu de manière très positive à notre proposition. C’est encourageant de voir que ça les interpelle», raconte Michaël Leblanc.

Il espère toutefois que la prochaine diagnose aura un peu plus d’impact sur la gestion du lac que celle de 2006. Après l’évaluation du début de millénaire, la CBJC et les municipalités impliquées ont établi un plan d’action qui n’a «pas été respecté à cent pour cent», selon le directeur général.

La Corporation du bassin de la Jacques-Cartier croit être en mesure de publier les résultats de son projet d’envergure au cours de l’année 2025. «Nous allons rendre les données digestes et les présenter aux villes par le biais de cahiers thématiques, afin de leur permettre de comprendre ce qui se passe avec le lac Saint-Joseph et d’agir en conséquence», conclut M. Leblanc.

«C’est important de suivre l’état d’un plan d’eau au fil des ans, parce que beaucoup de choses peuvent changer en peu de temps.»

-Michaël Leblanc

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *