16:24 23 août 2021 | mise à jour le: 18 octobre 2021 à 09:57 Temps de lecture: 4 minutes

Subvention pour un jeu vidéo sur les protéines

Subvention pour un jeu vidéo sur les protéines
Photo: Photo gracieuseté - 123RFLes 180 000$ seront étalé sur trois ans, soit le temps estimé par PROTEO pour la conception de son jeu. 

ÉDUCATION. Le regroupement québécois de recherche sur les protéines, PROTEO, et son volet éducatif l’École des protéines comptent utiliser la subvention de 180 000$ offerte par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) pour créer un jeu vidéo éducatif  afin de faire découvrir aux jeunes du secondaire le monde méconnu des protéines.

PROTEO s’est mérité cette somme dans le cadre du programme Promoscience du CRSNG, qui a pour objectif d’intéresser les adolescents aux professions du domaine des biotechnologies. «C’est un secteur qui compte plus de 40 000 emplois au Québec et pourtant, monsieur et madame Tout-le-Monde ne savent pratiquement pas ce que ces milliers de personnes font au quotidien», constate le coordonnateur de l’École des protéines, Jean-Daniel Doucet.

L’idée de créer un jeu vidéo «sérieux» trotte dans la tête du directeur de PROTEO et professeur de chimie bio-organique à l’Université Laval, Normand Voyer, depuis plusieurs années. C’est la pandémie qui a toutefois poussé l’organisation à se lancer dans l’aventure.

«La Covid-19 nous a empêchés de donner des ateliers dans les écoles en présentiel comme on le fait depuis plusieurs années, donc il fallait trouver un nouveau moyen de rejoindre les jeunes sans être en contact direct avec eux», explique-t-il.

Attrayant et intéressant

Le regroupement de chercheurs a fait appel au studio de création de matériel éducatif numérique québécois Creo pour la conception de son jeu. L’entreprise de Montréal est une habituée des jeux à vocation éducative, ayant travaillé sur une trentaine d’entre eux. PROTEO compte miser sur des concepts vidéoludiques intéressants, afin d’inciter les jeunes à s’intéresser à Des protéines qui ont du muscle.

«Ce sera un jeu de siège (tower defense) qui impliquera également divers concepts des jeux d’exploration, que les adolescents apprécient beaucoup. Il faudra faire preuve de stratégie pour arriver à remporter la partie, parce qu’on veut que les joueurs prennent du plaisir tout en apprenant sur le vaste univers des protéines», raconte Jean-Daniel Doucet.

L’équipe de conception travaille en collaboration avec des experts en éducation et des enseignants du secondaire, afin que le jeu puisse s’intégrer le plus naturellement possible dans le cursus scolaire. «On compte également offrir un guide pédagogique aux professionnels de l’enseignement, pour qu’il puisse plus facilement apprivoiser le produit et s’en servir dans le cadre de leurs cours», explique Normand Voyer.

Les créateurs comptent ancrer les concepts scientifiques qu’ils veulent apprendre aux jeunes dans des problématiques concrètes qui toucheront ces derniers de près. Ils miseront sur des personnages hauts en couleur avec qui les joueurs pourront établir une connexion, afin qu’ils se sentent impliqués dans l’aventure. «C’est important pour nous de donner envie aux adolescents de persévérer dans le jeu et pour ça, il faut qu’ils se sentent interpellés par les péripéties de l’histoire», soutient M. Doucet.

Public large

Les dirigeants de PROTEO et de l’École des protéines ont pour objectif d’élargir leur public cible pour permettre à un maximum de jeunes de profiter de leurs activités. D’après le professeur Voyer, il s’agit d’un des points de mire de l’organisme qui est basé à l’Université Laval. «Nous avons de la difficulté à nous rendre dans les régions éloignées, le jeu sera donc un excellent outil pour arriver à partager notre amour des sciences avec un plus grand nombre d’élèves».

L’organisation travaille également en étroite collaboration avec le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN) pour arriver à attirer les jeunes autochtones vers <@Ri>Des protéines qui ont du muscle<@$p>. «L’un de nos objectifs serait de traduire le jeu dans une multitude de langues des Premières Nations, pour rejoindre autant de jeunes que possible», conclut le directeur de PROTEO.

«C’est le projet le plus ambitieux de l’histoire de l’École des protéines et nous avons très hâte de voir le résultat.»

-Jean-Daniel Doucet

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