L'Appel
16:00 1 mars 2015 | mise à jour le: 15 octobre 2021 à 16:08 Temps de lecture: 3 minutes

«Les femmes ont leur place dans ces carrières-là» – Claire Deschênes

8 MARS. Claire Deschênes est ingénieure en mécanique. Elle a reçu le prix Synergie pour l’innovation du Conseil de recherches en sciences naturelles et génie du Canada (CRSNG). La distinction de 200 000$ dans la catégorie Partenariat avec deux entreprises ou plus vise à récompenser les meilleures collaborations industrie-université à l’échelle du pays.

Mme Deschênes est ainsi primée pour son travail à titre de directrice du Consortium de recherche en machines hydrauliques. Elle a mis sur pied avec l’aide de plusieurs partenaires du groupe spécialisé en machine hydraulique visant à créer un centre de recherche sur les turbines hydrauliques. Il a comme objectif d’améliorer l’efficacité et la fiabilité des turbines utilisées dans les centrales hydroélectriques.

Le modèle particulièrement unique a été adapté spécifiquement au secteur hydraulique. «On travaille en synergie. C’est un peu ce modèle-là qui a été gagnant. Les retombées ont contribué au consortium. On a réussi à créer un groupe de recherche fort au Canada permettant à l’industrie de se développer et de rester compétitive», fait-elle valoir.

Et les femmes en génie?

Mme Deschênes a été titulaire de la Chaire de recherche/CRSNG sur les femmes en sciences et génie de 1997 à 2005. Elle a ainsi obtenu le mandat de recherche pour favoriser la participation des femmes en science à tous les niveaux. «Il y a plusieurs branches de sciences et génie où il n’y a pas beaucoup de femmes depuis longtemps. Il y en a où l’on a atteint la parité comme en biologie et dans les sciences de la vie, mais dans les branches comme les mathématiques et la majorité des génies, on n’a pas atteint encore une sorte de parité homme et femme», raconte-t-elle.

Les titulaires agissent comme modèle et des programmes de promotions sont mis sur pied afin de favoriser la présence de femmes et leur rétention. Par ailleurs, des recherches en sociologie sont faites dans le but de comprendre les raisons expliquant le nombre peu élevé de femmes. «Je pense que ces branches-là sont mal connues, note l’ingénieure. Les jeunes femmes ne voient pas très bien ce qu’elles vont faire dans ce domaine. Il y a un problème de perception de ce qu’est le génie. Elles ont de la difficulté à se projeter là-dedans.»

Son rôle à la Chaire de recherche/CRSNG sur les femmes en sciences et génie lui a permis d’en savoir davantage sur la présence des femmes. «Ça m’a aidé à développer ma carrière en sciences et génie. Je pense que l’on fait la différence. C’est important de maintenir cette problématique vivante pour que l’on ne l’oublie pas», ajoute-t-elle.

Claire Deschênes en bref

-Professeure depuis 1989 à la Faculté de sciences et de génie de l’Université Laval

-Création du Laboratoire de Machines Hydrauliques (LAMH)

-Récipiendaire du prix Synergie pour l’innovation 2015

L’Appel, membre du Groupe Québec Hebdo

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