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23:49 15 juin 2015 | mise à jour le: 15 octobre 2021 à 15:32 Temps de lecture: 3 minutes

L’Hôtel-Dieu d’Arthabaska et le Centre mère-enfant Soleil sauve un «bébé bleu»

URGENCE. Le petit Edouard, atteint à la naissance d’une malformation cardiaque qui a provoqué une importante cyanose (communément appelée «bébé bleu») a pu être sauvé in extremis grâce à une coopération efficace entre les deux organisations hospitalières.

Le 7 mai au matin, Edouard vient au monde à Victoriaville. Rapidement après sa naissance, le taux d’oxygène dans le sang du bébé est insuffisant et son teint tourne au bleu. C’est alors que la pédiatre suspecte une malformation cardiaque et contacte l’équipe de transport néonatal du Centre mère-enfant Soleil. Le temps est alors compté pour l’enfant. L’équipe se met immédiatement en route, avec une cardiologue pédiatre à bord. Toutes les démarches permettant alors de sauver la vie du bébé sont mises en place. Edouard est finalement ramené en vitesse, en à peine une heure, à Québec, pour subir par la suite une chirurgie spécialisée.

L’enfant est désormais en pleine forme et ne portera aucune séquelle de cette malheureuse expérience, à la grande joie de ses parents. «On est fiers de ce que notre équipe de transport a accompli, Edouard est présent avec nous pour en témoigner», annonce fièrement le docteur Geneviève Piuze, chef du service de néonatalogie et directrice médicale de l’équipe de transport néonatal du CMES. Près de 300 nouveaux nés sont ainsi transportés chaque année, aussi bien par voie aérienne que terrestre.

«Edouard a eu la chance de bénéficier de conditions de transfert idéales, explique le docteur Piuze, l’hôtel-Dieu d’Arthabaska a réagit très vite ainsi que l’équipe du CMES, les ambulanciers étaient même déjà sur place dans l’unité. Et il est quand même rare qu’un médecin puisse embarquer avec les équipes de transport».

De l’histoire ancienne

Pour la mère et le père d’Edouard, les souvenirs de ce moment douloureux sont encore bien présents. C’est avec beaucoup d’émotions qu’Annick Picard témoigne : «On attend le moment de le tenir dans ses bras pendant neuf mois et je ne l’ai eu à peine que quelques secondes avant qu’on me l’enlève. Le médecin disait qu’il était bleu. Après ça, on ne l’a pas vu pendant 24 heures. Et quand on a pu le retrouver, il était branché à l’hôpital. C’est un moment vraiment difficile pour des parents. On a été très content de le ramener à la maison au bout de quelques jours en santé».

Le mal dont a été atteint Edouard représente la deuxième cardiopathie la plus fréquente chez les nourrissons. «On a ce genre de cas 4 ou 5 fois par année, mais dans la majorité ce n’est pas aussi grave que dans ce cas-ci», explique Geneviève Piuze. «Edouard était entre les cas très graves, ou les bébés meurent au bout de quelques secondes, et les cas beaucoup moins mortels où le bébé s’en sort uniquement avec une chirurgie».

Aux yeux des parents, il s’agit désormais de tourner la page. «Notre bébé s’est battu pour sa vie, il est très éveillé. Il va juste garder un petit souffle au cœur, des suites de son opération, qui s’estompera avec le temps. C’est de l’histoire ancienne désormais», concluent Annick Picard et Kévin Boucher.

Québec Hebdo

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