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12:10 23 août 2017 | mise à jour le: 15 octobre 2021 à 12:30 Temps de lecture: 4 minutes

Une école alternative à Charlesbourg?

Quatre femmes de la région de Québec  s’allient pour un seul projet: mettre sur pied une école alternative à Charlesbourg, sur le site de l’ancien Jardin zoologique.

De gauche à droite : Élizabeth Dufour, Mélanie Major, Émilie Hins et Andreaa Dumitru en compagnie de sa fille.

Photo TC Media – Charles Lalande

L’idée a émergé au terme d’une réflexion faite par Élizabeth Dufour, dont les enfants fréquentent une garderie alternative : «J’ai remarqué qu’ils étaient plus heureux et mieux lorsqu’ils passaient une journée dehors», explique Mme Dufour.

Au Québec, il existe une trentaine d’écoles primaire et/ou secondaire alternatives. À Québec, il n’y en a qu’une seule, et elle est réservée au niveau primaire. L’initiatrice du projet a recruté Mélanie Major, une collègue de bureau, avant d’ajouter à son équipe Émilie Hins et Andreaa Dumitru, connues grâce à la magie des médias sociaux.

«L’idée n’est pas de mieux faire que l’école traditionnelle, mais de faire différemment, précise Mme Major. Les jeunes apprendront en bougeant. L’évaluation est plus qualitative.»

Le dimanche 16 juillet dernier, le quatuor a organisé une soirée d’information sur le terrain du zoo, où près d’une cinquantaine de personnes se sont présentées. Un chiffre qui a étonné Mme Dumitru, compte tenu des coriaces rivaux de cette soirée-là: The Muse au Festival d’été de Québec et une météo défavorable.

Les femmes marchent dans les futures salles de classe!

Photo TC Media – Charles Lalande

«Nous avons senti un cri du cœur, poursuivi Mme Hins. Des parents nous racontaient que leurs enfants ne s’adaptaient pas dans une école traditionnelle. Ils étaient prêts à s’inscrire tout de suite. Ils ont été déçus d’apprendre que notre objectif était plutôt la rentrée 2018.»

La période de pré-inscriptions bat son plein, et au moment d’écrire ces lignes, 136 familles avaient inscrit un total de 220 enfants.

Les quatre femmes déterminées rencontreront la commission scolaire des Premières-Seigneuries pour éventuellement présenter le sérieux de leur projet à l’assemblée des commissaires: «C’est là que ça va se jouer», relatent-elles.

Une autre force de l’école alternative: les élèves, les professeurs et les parents forment une trinité qui n’a qu’un seul objectif: l’épanouissement et la réussite de la prochaine génération.

Pour les élèves doués et ceux en difficulté

Souvent, dans une école alternative, l’âge des jeunes d’une seule classe peut s’étendre sur quelques années. Cet environnement favorise l’entraide entre les plus vieux et les moins âgés.

«L’élève est amené à fixer ses propres objectifs personnels selon ses intérêts et son niveau, de sorte qu’il n’y a pas un esprit de compétition quant aux résultats scolaires. Que ce soit les élèves en difficulté ou ceux qui ont davantage de facilité, tout le monde pourra apprendre et se développer à son rythme», conclut Mme Hins.

L’environnement favorisera un meilleur… environnement scolaire.

Photo TC Media – Charles Lalande

Les principes qui fondent l’école alternative québécoise:

– Une communauté d’appartenance accessible à tous les élèves, parents, enseignants et directions qui adhèrent aux valeurs et idéaux du projet éducatif.

– La réussite d’un élève tient à l’atteinte de sa pleine mesure, voire à son dépassement.

– L’élève exploite ses différences individuelles, ses forces ou ses faiblesses, tout en contribuant à la communauté éducative qui l’entoure et le soutient.

– L’intervention éducative des enseignants et des parents s’axe autour du projet de l’élève comme moteur de son autonomie.

– L’intervention éducative des enseignants et des parents mise sur le goût d’apprendre et les intérêts personnels de l’élève pour qu’il devienne un apprenant à vie.

– L’intervention éducative des parents et enseignants prépare l’élève à jouer un rôle actif dans une société plus juste, plus solidaire et plus planétaire.

– Parents, enseignants et élèves forment une communauté d’apprentissage dans un esprit de co-éducation.

– Les enseignants forment une équipe qui agit comme ressource et guide de l’élève dans sa formation.

– Direction, personnel, parents et élèves co-gèrent l’école comme une communauté de vie.

– L’école publique alternative constitue une communauté de recherche et de développement formée d’élèves, d’enseignants, de parents et d’une direction.

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Commentaires 1

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  • Sophie Gagnon

    Bonjour,

    Je me nomme Sophie et je suis une enseignante au secondaire en science et en mathématique. J’aimerais savoir si votre beau projet d’école alternative à Charlesbourg est toujours d’actualité.