Actualités
21:22 11 février 2014 | mise à jour le: 15 octobre 2021 à 11:08 Temps de lecture: 4 minutes

Persévérance scolaire : 40 ados cuisiniers donnent au suivant

Le Carrefour jeunesse-emploi Montmorency et Intègr’action jeunesse ont profité de la Semaine de la persévérance scolaire, ce midi, pour inviter à dîner de précieux partenaires de la communauté beauportoise qui appuient de près ou de loin l’atelier de cuisine «La Table est mise».

Lancée il y a quatre ans, cette initiative donne le goût à une quarantaine d’adolescents de quatre écoles secondaires de l’arrondissement de Beauport de poursuivre leurs études tout en préparant des repas santé, chaque semaine, pour des élèves d’une école primaire identifiée à un secteur défavorisé de Giffard.

Près d’une soixantaine de représentants des milieux communautaire et scolaire, des dirigeants d’Emploi Québec, des administrateurs des caisses Desjardins de Beauport et l’Île d’Orléans, ainsi que des élus du conseil d’arrondissement participeront pendant cette semaine thématique aux trois dîners organisés pour reconnaître leur engagement. Ils sont accueillis chaque fois par un groupe de 10 étudiants des écoles secondaires Samuel-De Champlain, Académie Sainte-Marie, de la Courvilloise et de la Seigneurie.

En compagnie du chef cuisinier formateur Ludovic Normand et de l’intervenante sociale, Émilie Dubé-Richard, ces élèves cuisinent et servent aux invités un menu digne des grands restaurants.

«Ce projet touche annuellement plus d’une quarantaine d’étudiants de ces quatre écoles secondaires. Pendant toute l’année scolaire, ils viennent durant les heures de classe passer une journée par semaine dans la cuisine de «La Table est mise», aménagée dans un local situé sur l’avenue Royale dans le Vieux-Bourg de Beauport », souligne Émilie Dubé-Richard, intervenante sociale, de retour pour une deuxième année.

Encore plus de repas cette année

Ces étudiants cuisinent chaque jour des repas santé et se voient, par le fait même, sensibilisés aux saines habitudes alimentaires. Transformés en serveurs sur l’heure du midi, ils se rendent à l’école primaire de la Pléiade dans le secteur Giffard où une classe a été aménagée en petit restaurant.

«Les éducatrices du service de garde sont tellement emballées par ce projet que le nombre de repas a plus que doublé pour atteindre une centaine parce qu’il s’adresse maintenant aux huit groupes de la maternelle à la 6e année par rapport aux quatre de l’an dernier. C’est toujours dans une ambiance festive que nos ados cuisiniers rencontrent les jeunes pour leur servir les mets qu’ils ont concoctés pour eux. Après le repas, ils animent des activités ludiques et de lecture», ajoute l’intervenante sociale.

Une expérience très enrichissante

Pour Sabrina Boulianne, étudiante de deuxième secondaire en cheminement continu Pivot à la Courvilloise, participer à ce projet lui procure une expérience très enrichissante et une motivation supplémentaire pour continuer d’aller à l’école.

«Pour venir ici, il faut que mes travaux scolaires soient terminés et bien faits. Ça me stimule beaucoup parce que j’aime bien apprendre à cuisiner et découvrir des techniques simples. Mais ce que j’apprécie le plus, c’est de venir servir et de nourrir des jeunes démunis du primaire», confie Sabrina avec une émotion dans la voix.

De son côté, Samuel Simard Girard, qui poursuit le même cheminement continu en troisième secondaire à la Courvilloise, trouve que participer à ce projet l’aidera à se trouver un emploi d’été et à ajouter de l’expérience à son curriculum vitae. «J’aime bien faire de la cuisine avec mes amis de l’école. Plus tard, je veux avoir un emploi dynamique, parler à des gens et ne pas avoir à rester assis. Ça bouge ici et c’est le fun».

De retour après avoir participé comme cuisinier formateur lors de la première année du projet, le chef Ludovic Normand a toujours la passion d’aider les ados. Il travaille le soir au restaurant médiéval La Chope gobeline à Sillery et il vient quatre jours par semaine aux locaux de l’avenue Royale.

«Je reviens d’une tournée d’un an dans une vingtaine de pays d’Europe qui m’a permis de me ressourcer en cuisine. C’est toujours un défi de transmettre les bases de la cuisine à des jeunes et j’aime beaucoup m’impliquer de cette façon».

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *