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14:29 1 février 2018 | mise à jour le: 15 octobre 2021 à 13:58 Temps de lecture: 3 minutes

Contrer les graffitis par l’éducation

Le graffiteur Carl Audet, mieux connu sous le surnom de Bird-2, est venu démystifier, il y a quelques jours, ce qu’est cet art à un groupe de la Maison des jeunes l’Évasion de Neufchâtel.

L’utilisation de canettes de peinture demeure le principal outil du tagueur.

Photo TC Media – Alain Couillard

Initié à cette forme d’art en 2012, Bird-2 soutient que la meilleure prévention du «tag vandale», lancée à Philadelphie dans les années 1960, passe par la sensibilisation des jeunes et des ateliers. «Ce que je leur explique, c’est que le graffiti, dans sa forme basique, c’est du méfait.»

Pour Laurence Bolduc, coordonnatrice à la Maison de jeunes l’Évasion, le groupe n’a pas seulement assisté à la conférence, mais il a collaboré à la réalisation de graffitis sur de l’ameublement. «Plusieurs questions ont été posées sur le phénomène des tags en plus d’apprendre quelques techniques.» Le résultat a été tel qu’un réaménagement intérieur, du local de la maison des jeunes, a été effectué le lendemain.

L’un des points exprimés par Carl Audet, lors de sa conférence, est la transformation de cet art au fil des dernières décennies. «La Ville de New York a été touchée au début de 1970 grâce à Taki 183, un garagiste qui avait découvert cette forme d’expression à Philadelphie. L’apparition des graffitis en galeries d’art, dans cette ville, remonte à 1990.»

Bird-2 soutient que la meilleure prévention du «tag vandale» passe par la sensibilisation des jeunes et des ateliers

Photo TC Media – Alain Couillard

Québec aussi touchée

«La Ville de Québec est touchée par le phénomène depuis 2002 et il y a eu une vague plus intense entre 2003 et 2007», rappelle Bird-2. Le nombre aurait quadruplé dans la Capitale depuis 2012. Il y a des graffiteurs dans toutes les classes sociales, soutient Carl Audet. Il déplore le manque d’espaces légaux pour réaliser des graffitis dans la ville. «Le problème est que les tagueurs en font tous dans la rue.»

À Limoilou par exemple, la Corporation d’animation l’Ouvre-Boîte du quartier a reçu 7151$ pour un projet de médiation culturelle par le graffiti en septembre 2017. La Maison des jeunes du quartier Saint-Jean-Baptiste a aussi obtenu 10 578$ pour la réalisation d’une oeuvre collective identifiée murale d’inspiration graffiti.
Dans un contexte où le vandalisme, relié aux tags et aux graffitis, est en constante augmentation, l’arrondissement s’est fixé comme objectif d’améliorer la gestion et le contrôle du phénomène du graffiti sur son territoire par des stratégies de prévention et d’intervention avec un plan de gestion 2017-2020.

«La Ville de Québec est touchée par le phénomène depuis 2002 et il y a eu une vague plus intense entre 2003 et 2007»,

Photo TC Media – Alain Couillard

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