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16:45 27 juillet 2021 | mise à jour le: 27 juillet 2021 à 19:43 Temps de lecture: 4 minutes

Critique – Monster Hunter Stories 2: Wings and Ruin

Critique – Monster Hunter Stories 2: Wings and Ruin

Un peu de Pokémon dans ce Monster Hunter Stories 2: Wings and Ruin

Devenue l’une des franchises les plus appréciées par les joueurs, Monster Hunter revient pour la deuxième fois en 2021 avec Monster Hunter Stories 2: Wings and Ruin. Si vous ne connaissez pas, sachez qu’il n’est point question de chasser du monstre en temps réel comme dans le dernier Monster Hunter Rise. Ici, et comme dans le premier volet, il s’agit d’un JRPG traditionnel avec ses combats au tour par tour et son équipe de joueurs et de monstres.

On contrôle un personnage, fille ou garçon à l’issue du passage dans le sacro-saint éditeur de personnage, à la destinée improbable et importante. Il s’agit donc d’un jeu bien plus linéaire que les autres titres de la série. Par ailleurs, la chasse au monstre a ici une utilité directe puisqu’on peut les ajouter dans notre équipe en récupérant leurs œufs. Bon ok, ce n’est pas très éthique, mais c’est le jeu.

Comme toujours, on passe par la case didacticiel. Mais au moins, Monster Hunter Stories 2: Wings and Ruin a le mérite d’aller droit au but et de ne pas perdre trop de temps. On est rapidement plongé dans l’aventure et on enchaîne les missions tout en faisant avancer le fil conducteur de l’histoire. Le monde est vaste, très vaste et il faudra plusieurs dizaines d’heures pour en voir le bout.

Des combats bien pensés

La grande force de Monster Hunter Stories 2: Wings and Ruin (à vos souhaits), ce sont ses combats. À la fois simples et complexes, ils vous demanderont de faire preuve de stratégie et d’étudier le comportement de l’ennemi à l’avance. Plutôt que l’usine à gaz de l’original, les combats de MHS 2 sont basés sur le roche-papier-ciseau. Selon le comportement du monstre on va attaquer d’une certaine façon.

De plus, on peut réaliser des attaques combinées avec notre équipe de monstres et défaire les ennemis d’autant plus vite. C’est très agréable et rend le tout très accessible. Pas besoin de connaitre la série ou même d’avoir joué au premier.

Mais ce n’est pas tout ce qui influe sur ces joutes. En effet, et c’est la que la connaissance des experts de la série va les aider, les différents types d’arme ont une influence directe sur les combats. Au nombre de six, ils vont vous permettre de renverser la vapeur en un rien de temps. Par exemple, l’un des monstres tient une sorte de grosse pierre à vous envoyer en pleine face. Utilisez un marteau et vous briserez son caillou, le déstabilisant du même coup. C’est malin!

Élevage de monstres

La capture et l’élevage de monstres est l’autre point fort du jeu. De ce côté, il ressemble plus à Shin Megami Tensei qu’à Pokémon, chaque monstre pouvant évoluer grâce aux capacités d’un autre comme la fusion des monstres dans la série d’Atlus.

Une fois sorti de leur coquille, les monstres ont chacun neuf cases représentant leurs capacités. Certaines ne sont pas remplies et toutes sont modifiables selon nos envies. On peut donc personnaliser son compagnon à l’extrême. Il y a plus de 80 monstres à récupérer. Cela dit, bien qu’on puisse faire d’un monstre de feu, un monstre de foudre, une fois passé un certain niveau, son affinité d’origine sera de retour. « Chasse le naturel, il revient au galop » comme on dit.

Technique de haute volée

Comme d’habitude, et cet épisode ne déroge pas à la règle, on est face à un jeu très bien réalisé qui tourne à merveille que ce soit sur Switch ou sur PC (aucune annonce pour les autres consoles). La direction artistique est résolument différente, d’aucuns diraient enfantine, mais on s’y fait et, même, on adhère. Les enjeux sont loin d’être les mêmes et le gameplay non plus. Finie la boucle chasse, confection et re-chasse. Ça amène un vent de fraîcheur dans la série et on aime ça.

Verdict

Les plus

  • Des heures de jeu en perspective
  • La simplicité des combats
  • L’élevage de monstres
  • Pas besoin de connaitre la série

Les moins

  • Un didacticiel un peu long
  • Une histoire un peu clichée

Note finale

8 / 10

Un texte de Antoine Clerc-Renaud de Jeux.ca

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