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16:25 16 juin 2021 | mise à jour le: 30 juin 2021 à 06:52 Temps de lecture: 4 minutes

Critique – Wave Break

Critique – Wave Break

Malgré ce qu’on pourrait croire après un coup d’œil rapide du titre et d’une capture d’écran, le plus proche parent de Wave Break n’est pas Wave Race, mais bien Tony Hawk’s Pro Skater. En effet, il ne s’agit pas de course de motomarine : l’objectif du jeu est plutôt de faire des acrobaties sur les half-pipes, d’enchaîner les combos de grind sur tous les rails en chemin, et de rechercher les collectibles cachés dans son environnement ouvert.

Plongé dans un univers pastel très 80’s et appuyé par une trame sonore synthwave étonnamment bonne (extrait à la fin de l’article), Wave Break a du style, mais pas autant que Big Pin, l’ours tout mignon que vous contrôlez. Ne vous fiez pas aux apparences : c’est un patron de la mafia, d’où le veston blanc à la Miami Vice!

Dans chacun des cinq terrains de jeu open world, on vous assigne une liste de missions. Certaines sont un score à atteindre, d’autres des items à collecter, des cascades précises, ou encore des tâches données par un NPC que vous devez trouver. 

Pour débloquer le prochain niveau, vous devez réussir un certain nombre d’entre elles, nécessitant une multitude de parties et beaucoup de patience. La courbe d’apprentissage est tout de même ardue. Vous devez découvrir certaines combinaisons de mouvements spéciaux par vous même, en plus de maîtriser un élément rarement présent dans les jeux de skateboarding : l’eau!

wave break grinding tricks

Heureusement, il est possible d’améliorer les statistiques de son personnage pour vous aider à atteindre vos objectifs, en déboursant quelques sous au magasin. On peut aussi modifier l’apparence de son bateau et des multiples animaux jouables. Pratique pour se différencier lors de parties en ligne! 

En multijoueur, on nous offre deux modes complètement différents. Le premier étant une compétition d’acrobaties pour obtenir le meilleur pointage. Jusque là, tout va bien. Le second, par contre, nous prend par surprise : un deathmatch!

Parce qu’il ne faut pas oublier un détail important : vous pouvez utiliser un pistolet à tout moment en appuyant sur une gâchette, et ce dans tous les modes de jeu. Les armes sont peu utilisées dans la campagne solo, soit uniquement dans certaines missions spéciales qui vous sont données par les NPC. Par contre, elles peuvent être pratiques pour faire exploser des barils, dont la détonation peut à l’occasion ouvrir de nouveaux passages.

Un éditeur de niveau est inclus, ajoutant de la rejouabilité à ce titre qui se vend tout de même un bon 40 $ sur Switch. 

wave break level editor

Un plaisir chronométré

Un choix de game design questionnable est venu mettre un gros bémol sur mon expérience de jeu : la limite de temps. On comprend que pour les objectifs de pointage, un chronomètre est absolument nécessaire : c’est lui qui dicte la difficulté du défi. Par contre, réaliser un meilleur score est loin d’être la seule tâche. 

Si on vous demande « de trouver tous les hot dogs », la limite de trois minutes est toujours présente. Si vous tournez en rond en cherchant le dernier item et que la cloche a sonné, vous devez démarrer une nouvelle partie et recommencer du début. Ça peut être particulièrement frustrant lorsqu’on doit escalader une structure en enchaînant les grinds, mais qu’on doit s’y reprendre à plusieurs reprises. Qu’on abandonne ou réussisse un défi lorsqu’il ne nous reste qu’une seule minute, ça ne vaut pas la peine de tenter d’en commencer un autre. Le rythme est constamment brisé.

Si seulement on pouvait désactiver le chrono, on se sentirait comme dans un Super Mario Odyssey, à explorer nonchalamment, en s’amusant à perfectionner notre maîtrise des contrôles. Hélas, on se sent toujours pressé, sans jamais pouvoir s’y abandonner complètement.

wave break mood shot

En gros, Wave Break est tout indiqué pour ceux qui s’ennuient de Tony Hawk’s Pro Skater, mais seuls ceux et celles qui y mettront du temps et de l’énergie pourront l’apprécier pleinement. Son côté mignon est bien sympa, mais il aura peut-être l’effet d’attirer un public qui ne sera pas prêt pour sa difficulté.

Il est disponible dès maintenant sur Nintendo Switch, PC (Steam) et Stadia, tandis qu’il devrait arriver sur PlayStation et Xbox plus tard cette année.

Un texte de Martin Brisebois de Jeux.ca

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