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21:12 10 février 2021 | mise à jour le: 10 février 2021 à 23:44 temps de lecture: 4 minutes

Critique – Destruction All-Stars

Critique – Destruction All-Stars

Comme bien des joueurs, j’ai téléchargé ma copie numérique de Destruction All-Stars sur PlayStation 5. À l’origine, le jeu de course et d’action créé par Lucid Games devait être vendu à plein prix il y a quelques mois.

Après un délai et l’annonce que le jeu ferait partie des gratuités de février 2021 pour les abonnés PlayStation Plus, nous pouvons enfin tester ce qu’il y a sous le capot de cette production. Je ne passerai pas par quatre chemins : Destruction All-Stars est un jeu d’arcade au contenu anémique qui tente de surfer sur la vague Fortnite.

Au premier coup d’oeil, il est évident que Lucid Games vise un public mainstream. Destruction All-Stars est vibrant de couleurs, sa prise en main est facile et les personnages semblent tout droit sortis de Fortnite. La présentation me rappelle un peu le ton employé par Sunset Overdrive : rien de trop sérieux avec une tonne d’action à l’écran.

Malgré une présentation qui ne m’emballe pas, j’étais prêt à laisser une chance à Lucid Games. Après tout, l’un de mes jeux favoris est Wreckfest, un jeu de course et de démolition. Destruction All-Stars oppose jusqu’à 16 joueurs dans une arène. Dans l’un des quatre modes offerts, le but est tout simplement d’accumuler le plus de points grâce aux collisions et à l’élimination de joueurs adverses.

Destruction All-Stars repose sur une autre importante mécanique de jeu : la possibilité de s’éjecter de son véhicule et de traverser l’arène à pied. C’est original, mais dans les faits cette mécanique me déplait beaucoup. Sans véhicule, on court un peu comme une poule pas de tête. J’aurais préféré que Lucid Games se concentre sur le combat automobile et les impacts des collisions, gérées par le joystick droit de la manette (vers le haut et vers les côtés, avec délai).

Les voitures se contrôlent de façon grossière, ce qui crée un gameplay peu précis. Ajoutez à cela l’impossibilité de basculer vers une autre caméra (ex : à partir du tableau de bord) et vous obtenez une expérience de jeu peu satisfaisante. Courir dans l’arène pour récupérer un autre véhicule, en voler un ou attaquer des joueurs n’est guère mieux.

Chaque personnage possède deux pouvoirs uniques à déclencher dans une voiture ou à pied. Les pouvoirs varient en intensité et mon avis personnel est que certains personnages sont beaucoup plus puissants que d’autres. En d’autres mots, la plupart des pouvoirs n’en valent pas la peine.

Où est le mécano?

Destruction All-Stars semble encore en accès anticipé. Le plus ironique dans tout ça, c’est que le studio prévoyait nous livrer un jeu dans cet état à 89,99 $! Sans l’intervention de Sony, il serait déjà mort et enterré. La décision de l’offrir gratuitement sur PlayStation Plus a été la bonne, car dans son état actuel le jeu fait pâle figure.

Les parties en multi sont amusantes en petites doses. Il manque un gros morceau pour ajouter à l’ambiance : la musique. Vous avez bien lu, le lancement de Destruction All-Stars s’est fait sans musique dans le jeu. Et si vous vous dites que le mode solo vous tiendra occupé, sachez que ce dernier n’est accessible qu’en déboursant de la vraie argent. Une décision folle qui est sans doute liée au fait d’avoir pris le virage PlayStation Plus. N’empêche, je ne peux m’imaginer un scénario où cela fait du sens.

Sur une note plus positive, Destruction All-Stars évitera peut-être la fourrière si Lucid Games met la pédale au fond. En priorité : ajouter de la musique, retirer la barrière payante du mode solo et offrir plus de contenu. Toutefois, les développeurs ne peuvent pas vraiment mettre la hache dans les mécaniques de base et elles sont, comment dire…peu convaincantes. J’ai eu peur de m’endormir au volant.

Verdict

Les plus

  • Animations fluides
  • Belle diversité de personnages

Les moins

  • Mode solo payant
  • Modes de jeux peu intéressants et qui reviennent au même
  • Aucune musique au cours des matchs
  • Système de progression qui pourrait aussi bien ne pas exister
  • Impossibilité de changer d’angle de caméra
  • Peu d’arènes différentes

Note finale

6 / 10

Un texte de Michael Bertiaux de Jeux.ca

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