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09:00 2 décembre 2020 | mise à jour le: 2 décembre 2020 à 16:44 Temps de lecture: 8 minutes

Test – iPhone 12

Test – iPhone 12

iPhone 12: bien plus qu’un téléphone

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerai vous raconter ma relation avec l’iPhone. En octobre 2007, alors que je me trouvais au Japon, j’ai eu l’opportunité d’acquérir un iPhone mais je ne l’ai pas fait. Pourquoi? Parce que je n’étais pas certain de l’utilité. J’avais un des premiers téléphones intelligents, le Portégé de Toshiba, un téléphone avec Windows Mobile. Autrement dit une saleté qui plantait tout le temps et que j’avais payé une fortune. Mais il avait un clavier physique et l’iPhone, non. Ensuite je suis passé dans l’écurie BlackBerry parce que clavier physique encore une fois mais des fonctionnalités internet d’un autre temps (surtout en France avec le WAP, un ersatz d’internet).

Puis, en 2009, mon oncle, cadre exécutif dans une grande banque française, a eu un iPhone 3G. Comme je le voyais souvent, j’ai pu l’avoir entre les mains. Et là j’ai compris qu’Apple avait compris le marché du téléphone intelligent et il m’en fallait un. J’ai donc cassé ma tirelire en novembre 2009 pour me procurer, via eBay, un iPhone 3GS 32GB pour la somme pharaonique de 475€ (soit 850$ en prenant en compte l’inflation).

Mais quelque temps plus tard, les sirènes de BlackBerry ont eu raison de mon cœur à nouveau. C’est ainsi que j’ai fait l’acquisition du Q10 qui proposait pour moi, le meilleur des deux mondes: un écran tactile et un clavier physique. Mais plus je l’utilisais plus je le trouvais limité surtout pour les applications. Mais j’étais vendu à la marque car j’étais l’un des rares acheteurs de leur tablette PlayBook.

Je suis donc repassé dans le giron d’Apple en 2015 avec l’iPhone 6S et je ne les ai pas quitté depuis malgré un test rapide d’Android via un Samsung Galaxy mais ça n’a pas duré. Je l’ai changé en 2019 pour un iPhone 8 Mais c’était une erreur. Vient octobre 2020 et l’iPhone 12 sur lequel j’ai sauté (avec un iPad Air dont nous reparlerons plus tard) sans hésiter.

Le changement est massif pour quelqu’un comme moi qui passe du 8, qui possédait encore un ersatz de bouton Home, au 12 avec un écran de 6,1 pouces, Face ID et plus de bouton Home. Il a fallu se faire à l’interface mais c’était très rapide. Le clavier est génial et ce test est d’ailleurs entièrement rédigé sur l’iPhone 12. Je retrouve enfin le même confort ou en tout cas la même idée de confort que sur mon BlackBerry avec son clavier physique. Je n’ai le téléphone que depuis une dizaine de jours et c’est déjà devenu mon outil de travail privilégié.

L’écran OLED est fantastique avec une luminosité extraordinaire surtout quand vient le temps de jouer. En 2010, Steve Jobs disait: « l’iPhone et l’iPod Touch ont créé une nouvelle catégorie de jeux. Certains se rapprochent même des standards consoles en termes de sophistication et de graphismes. ». C’est d’autant plus vrai aujourd’hui avec le nombre de free-to-play et jeux sous Unreal Engine 4 qui pullulent sur l’App Store. Parlons-en du jeu d’ailleurs.

Une plateforme de jeu moderne et efficace

N’y allons pas par quatre chemins, l’iPhone 12 est la meilleure plateforme de jeu portable avec la Nintendo Switch. Mais je mentirai si je disais que ça concerne tous les genres et styles de jeu. Si certaines franchises AAA sont disponibles sur l’App Store, en général il s’agit plutôt de versions réduites et adaptées pour mobile. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il s’agit de mauvais jeux, bien au contraire.

Call of Duty Mobile par exemple offre une expérience de FPS tout à fait valide et valable d’autant plus qu’il est gratuit. Tout comme le jeu du moment, Genshin Impact. Disponible également sur Android et PS4, celui qui s’inspire (d’aucuns diraient surpasse) de The Legend of Zelda Breath of the Wild fonctionne à merveille sur l’iPhone 12. Il tire parti des spécifications du téléphone d’une manière remarquable qu’il s’agisse de la luminosité ou simplement sa grande taille. C’est très accessible et pour ceux qui sont allergiques aux manettes virtuelles, il suffit d’en connecter une via le port Lightning comme la Rotor Riot ou en Bluetooth comme celle de PS4 ou Xbox One et le tour est joué.

Mais on ne saurait que trop vous recommander le service Apple Arcade, dont on a fait le tour récemment, si vous cherchez des jeux fun, intéressants, passionnants, longs et garantis sans micro-transactions. Le catalogue, par ailleurs, ne cesse de s’agrandir pour accueillir des titres toujours plus complexes est intrigants.

Que vous les consommiez sur le pouce ou dans le confort de votre canapé, votre lit (ou vos toilettes soyons honnêtes), l’iPhone 12 est un excellent compagnon de jeux, modernes ou rétro. Qu’il s’agisse des licences de SEGA ou des JRPG passionnants de Square Enix, il n’y a jamais eu de meilleurs moments et de meilleure plateforme pour en profiter.

Personnellement, il ne me manque que des émulateurs pour profiter de bons vieux jeux bien rétro et je serai comblé.

Puissant mais pas très longtemps

Il y a tout de même des bémols ou plutôt des conséquences à embarquer une telle puissance dans un petit appareil multifonctions comme l’iPhone 12. N’étant pas dédié qu’au jeu, et permettant d’accomplir nombre d’autres tâches comme communiquer avec vos proches ou vos collègues de travail, l’usage de la batterie s’en ressent. Surtout en ces temps de pandémie et de télétravail intensif. Je me retrouve à le charger au moins une fois par jour. Mais le jeu en vaut la chandelle. On pardonne volontiers à Apple tant l’appareil est abouti.

Des accessoires pas vraiment utiles

Comme on l’a vu, l’iPhone 12 n’est pas livré avec la prise murale mais seulement avec un câble USB-C <-> Lightning. C’est un faux problème selon moi. Pourquoi? Tout simplement car si ce n’est pas notre premier
iPhone, on a forcément un ou plusieurs câbles USB-A <-> Lightning qui traîne quelque part. Ou bien si vous avez un Mac un tant soon peu récent, vous pouvez utiliser les ports USB-C de ce dernier pour charger votre téléphone.

C’est également pour cette raison que je trouve l’achat du chargeur sans-fil Mag-Safe un peu prématuré pour l’instant. Surtout que le sans-fil est discutable. Contrairement aux chargeurs Qi, le Mag-Safe est aimanté à l’iPhone et comme le chargeur a un fil, le résultat est au final le même qu’avec un chargeur normal dirons-nous.

Ensuite, il y a le portefeuille ou porte-carte plutôt qui se place au dos de l’iPhone 12. C’est bien l’accessoire le plus inutile depuis longtemps. Le téléphone disposant de la fonction Apple Pay, pourquoi transporter ses cartes de crédit? Ça pourrait être utile pour les cartes de bus ou métro, seulement voilà. L’aimant n’est pas fiable et l’accessoire se détache à la moindre secousse.

À mon avis, les seuls accessoires qui peuvent valoir la peine est une coque pour protéger le dos de l’appareil, une manette pour profiter des jeux et à la limite un clavier sans-fil pour travailler mais on préfèrera l’iPad ou le Mac pour ça.

L’iPhone 12 au meilleur de sa forme

En conclusion, je ne peux que vous recommander chaudement cet appareil. A fortiori si vous avez d’autres appareils Apple. Il s’agit du meilleur iPhone jamais fait. Le saut avec la dernière génération est assez immense. En ce qui concerne le choix des différents modèles, j’ai opté pour l’iPhone 12 Product Red parce que rouge. Mais pour les autres c’est une question de taille et de budget. L’iPhone 12 Mini est, pour moi, trop petit, tandis que l’iPhone 12 Pro et l’iPhone 12 Pro Max, ne me sont d’aucune utilité étant donné que c’est surtout la partie photo qui change. Et l’appareil de l’iPhone 12 est déjà sensationnel en lui même. Mais c’est votre choix. Qu’importe le modèle que vous choisissez, vous serez entre de bonnes mains.

Un texte de Antoine Clerc-Renaud de Jeux.ca

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