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18:06 28 octobre 2020 | mise à jour le: 3 novembre 2020 à 17:45 temps de lecture: 4 minutes

Pumpkin Jack: juste à temps pour l’Halloween

Pumpkin Jack: juste à temps pour l’Halloween

Si vous lisez régulièrement mes textes (si ce n’est pas le cas, je vais vous retrouver et vous surveiller jusqu’à temps que vous ayiez rattrapé votre retard), vous savez que je j’affectionne particulièrement les jeux de plateforme.

Peut-être est-ce mon petit côté nostalgique, mais il y a dans ces jeux quelque chose de rassurant et surtout, d’immédiatement plaisant. Ces jeux, souvent plus courts que la moyenne (même si Super Mario Odysser en dit autre chose), sont habituellement amusants dès les premiers instants.

Mais c’est aussi un genre qui commence à peine à retrouver son dynamisme après un long passage à vide au courant des années 2000. Et ce renouveau des jeux de plateforme, on le droit en grande partie aux indies, qui ont entrepris de recréer les jeux de leur enfance.

Pumpkin Jack, projet solo de Nicolas Meyssonnier (un développeur autodidacte, qui plus est!), s’inscrit en plein dans ce courant.

Et en bonus, c’est un jeu parfait pour la saison de l’Halloween.

L’ère PS2 revisitée

Dès vos premiers instants, vous remarquerez les influences de Meyssonier. Disons que je serais prêt à parier ma récolte de bonbons d’Halloween qu’il a joué à Jak & Daxter ou Ratchet & Clank dans ses jeunes années.

C’est en plein ce genre de jeu de plateforme qu’on retrouve, avec un mélange de platforming 3D et de combat.

Le jeu se déroule dans un royaume paisible, trop au goût du diable qui décide d’y envoyer des hordes de monstres pour rompre la paix et l’harmonie.

Les habitants du royaume, désespérés, se tournent vers un héros, un magicien qui lui seul a le pouvoir de repousser les forces des ténèbres.

Mais vous, vous incarnez Jack, chargé par le diable de s’arranger pour que le héros se mêle de ses affaires.

Vous êtes en effet un escroc de premier ordre, ayant réussi à berner le diable lui-même à quelques reprises, et il fait un marché avec vous (ça fait changement): si vous réusissez à vaincre le héros des hommes, vous pourrez retourner sur Terre.

Le seul hic, c’est que la horde de monstres envoyée par le diable est stupide comme une bottine, et ne fait pas la différence entre vous ou un humain. Vous devrez donc vous battre contre votre propre camp.

Cette prémisse ridicule et comique, sied parfaitement au style de platforming des années 2000 qu’on nous propose ici.

C’est pas la longueur qui compte, c’est ce qu’on fait avec

Pumpkin Jack n’est pas un jeu très long; il vous faudra environ 5 heures pour en venir à bout, un peu plus si vous cherchez à trouver tous les objets à collectionner cachés dans les niveaux.

Par contre, Nicolas Meyssonier réussit à tirer partie de chaque minute investie.

Non seulement trouverez-vous des séquences de platforming plus ou moins grandes selon les sections, mais le développeur s’amuse à constamment changer le gameplay pour surprendre le joueur.

Vous devrez donc faire la course contre des ennemis sur des chariots actionnés à main, vous devrez également chevaucher des chevaux volants, résoudre des puzzles, compléter des jeux de mémoire, garder l’équilibre sur un chariot de mine et plus encore.

Les boss qui vous attendent à la fin de chaque niveau montrent également une belle créativité.

Cette variété fait qu’on ne s’ennuie pas pendant les quelques heures que durent le jeu, et c’est là l’essentiel.

Ça ne veut pas dire que le platforming est parfait: on aurait apprécié un peu plus de variété dans les sections plus traditionnelles. Des décors plus diversifiés auraient sans doute aidé à distinguer les différents niveaux.

Mais il n’en demeure pas moins que Pumpkin Jack offre un bon moment pour le prix demandé (environ 27$ selon la plateforme) et il saura doute vous divertir lors de cette Halloween qui devra malheureusement être passée à la maison!

Disponible sur: PC (Steam, GOG, Epic Games Store), Switch, PS4, Xbox One

Un code Switch nous a été fourni par l’éditeur à des fins de critique.

Verdict

Les plus

  • Un gameplay varié
  • Une ambiance réussie

Les moins

  • Durée de vie un peu courte

Note finale

8 / 10

Un texte de Pier-Luc Ouellet de Jeux.ca

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